18.02.2007

L'Egypte ...nos impressions, parlons un peu d'argent

jaime lEgypte

Ce pays est une richesse culturelle incroyable, il faut s'y rendre au moins une fois dans sa vie.
Toutefois, il est vrai que le fossé entre la richesse et la pauvreté de ses habitants est immense. 
J'ai eu, à plusieurs reprises, l'occasion de discuter avec plusieurs employés de l'hôtel. 
Lorsque ceux-ci vous expliquent qu'ils travaillent pendant 2 mois non-stop, 7 jours sur 7 du matin au soir, et qu'ensuite ils ont droit à 10 jours de congés pour rendre visite à leur famille au Caire, trajet en car je précise, on ne peut pas rester indifférents, en tout cas moi, je ne pouvais pas. 
Certes, on ne peut pas s'appitoyer sur leurs sorts en permanence, mais un peu d'humanité que diable!  un billet de 5€ est pour eux une aide financière précieuse alors que pour nous, ça ne représente plus grand chose! 
Mettez-vous un instant à leurs places, ces gens gagnent moins de 100€ par mois !!!!  il est donc "normal" que les égyptiens  vous demandent un peu d'argent. 
Les touristes achètent sans compter et se promènent avec des sommes d'argent qui paraissent astronomiques aux yeux des Egyptiens !
Tous les gens que nous avons rencontrés (personnel de l'hôtel, chauffeurs de taxis ou vendeurs de boutiques) étaient contents d'être "considérés", ils étaient franchement très gentils. 
En effet, la plupart des touristes les ignorent ou sont ignobles avec eux et les considèrent comme des moins que rien. L'empathie, vous connaissez?  c'est se mettre à la place de l'autre .....
Le jour de notre départ, nous avons offert quelques billets de 5€ à aux membres du personnel que nous avons cotoyés règulièrement.
Franchement, ça fait plaisir de savoir que cela pourra aider leurs familles à simplement manger ou se vêtir.
Par ailleurs, tout cela fait partie du voyage, que cela n'empêche en aucun cas ceux qui voudraient visiter ce magnifique pays de le faire...
Alors, si vous n'y êtes pas encore allés, n'hésitez pas, vous en garderez un fantastique souvenir...

17.02.2007

Louxor : un peu de culture

Louxor est une ville mystérieuse où le passé et le présent s'enchevêtrent.

Elle abrite encore les temples somptueux de Karnak et de Louxor.

De l'autre côté du Nil, la rive des Morts paraît encore plus énigmatique.

La Nécropole thébaine où étaient enterrés les rois, les reines, les princes, mais aussi tous les dignitaires du régime, est étrangement assoupie.

Et pourtant, ces tombeaux fabuleux semblent encore animés par l'âme de leurs derniers résidents.


La Vallée des Rois :

 

Sur cette rive gauche du nil, les thébains enterraient leur morts. Le village de Gourna, a peu changé depuis cette époque lointaine. Autrefois, pilleurs de tombes (encore un peu aujourd'hui), les habitants sont paysans ou artisans de père en fils, depuis des millénaires. En visitant le village et ses habitants, c'est l'éternité qu'on touche du doigt.

 

 




Les colosses de Memnon, gigantesques gardiens du domaine funéraire.
Tous les sites sont payants, et les billets doivent s'acheter le jour même. Ils ne donnent droit qu'à visiter 3 tombes (un gardien arrache un bout du billet à chaque visite de tombe).
Les caméras vidéo sont interdites, seuls les appareils photos sont autorisés, sans flash ni pied.

Comme il fait sombre dans les tombes, il est nécessaire d'avoir un appareil photo numérique assez performant ou encore acheter les cartes postales vendues sur place par les vendeurs ambulants










Ce sont les souverains de la 18ème dynastie (Nouvel Empire vers 1550-1069 av. J.-C.) qui ont choisi cette vallée reculée pour creuser leur tombes, en espérant mettre à l'abri des pilleurs. Mais elles furent pillées dès leur construction !
C'est pour cela que la découverte de la tombe de Toutankhamon fut un événement (1922), car elle était inviolée.

Elles ont toutes le même plan : une porte est taillée dans la roche, donne accès à un couloir, qui s'enfonce dans la montagne. Ce couloir donne sur une ou plusieurs salles. Le sarcophage est dans la dernière salle. Parfois des puits coupent le chemin pour dissuader les voleurs.

 

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Tombe d'Anémophis II




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Tombeau de Thoutmosis III



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Ramses 1


La Vallée des Reines :

 

Les tombeaux de la vallée des reines sont moins spectaculaires et moins bien imposants que ceux de la vallée des rois, à part delui de la reine Hatchepsout, qui régna seule, en tant que pharaon sur les 2 Egyptes. la secheresse des lieux a très bien conservé les ruines du temple et ses fresques, malgré plus de 3000 ans d'histoire.

 


Le temple de la reine Atchepsout




















15.02.2007

L'Egypte : notre séjour à Hurghada

Nous sommes partis à 4, avec nos meilleurs amis.

Arrivée à l'hôtel Siva Grand Beach le dimanche 4 février vers 16h30.

Très ensoleillé à l'arrivée, les vacances commençaient bien.

Nous avons pris possession de nos chambres et sommes allés prendre l'apéro à la terrasse de la piscine pour fixer le planning de notre séjour.

Des excursions étaient prévues au programme.

Afin de ne pas être trop fatigués, nous avons préféré prendre l'avion pour nous rendre à Louxor pour notre escapade de 2 jours.  Le car, très peu pour nous!

 

L'hôtel était superbement situé, au bord d'une plage privée, près du centre de Hurghada (très pratique pour le shopping, une vraie mine d'or!!!)

 

Nous avons séjourné dans des bungalows agréablement équipés et très spacieux, chambres très luxueuses et très bien entretenues.

 

Les repas étaient très diversifiés, les buffets superbement présentés, nous avions accès à 4 retaurants différents midis et soirs. Le buffet du petit déjeuner n'était pas triste non plus!  Une bonne manière de bien démarrer la journée.

 

Les 10 jours se sont déroulés comme nous l'avions imaginé, repos, soleil, piscine et bien sur un peu de culture.

 

Voici quelques photos de ce superbe hôtel où nous avons séjourné.


 

Entrée de l'hôtel

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Hall de l'hôtel :

 

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Vue générale extérieure

 

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Restaurant de la plage : cuisine orientale en spécialité

 

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Les bungalows

 

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La plage

 

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beach bar


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La piscine

 

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swim up bar


superbe hôtel, service irréprochable, serveurs très gentils, le paradis ...

 

Nous y retournerons très certainement l'année prochaine.  Toutefois, nous partirons d'abbord en croisière pendant une semaine, puis, nous irons nous reposer à Hurghada car la croisière est fatiguante.

 

Je vous ferai partager mes photos plus personnelle ce WE, nous devons nous rendre chez nos amis samedi soir pour les rassembler.

 

Je vous souhaite une excellente soirée.

 

à demain

 

 

 

 

L'Egypte : Le temple de la Reine Hatchepsout

Site de Deir el-Bahari

 

Le site de Deir el-Bahari est un complexe funéraire, composé de temples et de tombes.

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Le temple d'Hatchepsout sur le site de Deir el-Bahari


Localisation

Le site de Deir el-Bahari est un site funéraire de Haute-Égypte, situé sur la rive gauche du Nil face à la ville de Louxor et des temples de Karnak, légèrement au sud de la Vallée des Rois, adossé à la paroi rocheuse de la montagne de Thèbes.

Le nom arabe de ce site (دير البحري;, dayr al-ba, « le couvent du nord ») rappelle l’existence du couvent copte élevé dans ce lieu.

Sur la rive gauche du Nil, en face de Karnak, la falaise de la chaîne libyque dessine un vaste amphithéâtre qui marque le centre de la nécropole thébaine.


Principales constructions


Histoire et architecture

 

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Plan des temples de Montouhotep II, Hatchepsout et Thoutmôsis III à Deir el-Bahari


Dès la XIe dynastie, Montouhotep II avait fait ériger en ce lieu privilégié un temple dont il reste encore quelques vestiges. On sait maintenant que ce n’était pas une pyramide mais un mastaba qui surplombait l’édifice.

Un sanctuaire, élevé ensuite par Aménophis Ier, fut arasé lorsque la reine Maâtkarê Hatchepsout décida d’y faire construire son temple funéraire, dédié au dieu Amon, mais aussi aux dieux Anubis et Hathor (déesse du plaisir et protectrice des femmes), au XVe siècle av. J.-C..

Son implantation a été choisie par son alignement avec les pylônes du domaine d'Amon à Karnak, au loin sur la rive Est de l'autre côté du Nil.

Les travaux furent dirigés par Senmout, favori de la reine, qui, tout en étant l’architecte du règne, fut le pédagogue et l’administrateur des biens de Néferourâ, fille de la reine, et l’intendant des jardins d’Amon.

Ce temple thébain est unique et se distingue des autres temples car il est en partie creusé dans le roc de la montagne thébaine à laquelle il s'adosse, et s’élève sur trois terrasses reliées par des rampes d'accès. Avec un goût rare et une grande liberté d’esprit, Senmout utilisa les terrasses naturelles pour intégrer harmonieusement l’édifice dans le paysage en élevant des cours superposées, entourées en partie de colonnades, et unies par les rampes d’accès. Les lignes sont très pures et modernes.

Sur ces terrasses désertiques, l’architecte avait créé des jardins et planté des arbres à encens rapportés du pays de Pount.

Sur la deuxième terrasse, on trouve, sur la gauche la salle de Pount, sur la droite la salle de la naissance (où figurent des représentations de la reine engendrée par le dieu Amon), et enfin sur les cotés se trouvent des chapelles d'Anubis et Hathor.

Les parois des murs étaient ornées de scènes traitées dans un style élégant et sobre, caractéristique de cette époque : les peintures et les inscriptions racontent la naissance divine de la reine et l’expédition que Senmout et la reine organisèrent au pays de Pount.

L’accès à la troisième terrasse est désormais ouvert à la visite.

Entre le débarcadère, sur le canal perpendiculaire au Nil, et la porte d’entrée de l’aire du temple, il y avait un somptueux dromos (allée de Sphinx), aujourd’hui complètement disparu, de 800 m de long bordé de 120 sphinx à corps de lion et dont la tête était celle de la reine coiffée du némès.

Les fouilles polonaises ont dégagé, derrière le monument d’Hatchepsout, contre la falaise, un temple funéraire de Thoutmôsis III


L'Egypte : La vallée des Rois ...Nécropole de Thèbes

La vallée des Rois est une région d'Égypte située sur la rive occidentale du Nil à la hauteur de Thèbes (aujourd'hui la ville moderne de Louxor). La vallée est formée d'une faille dans la chaîne libyque qui débouche sur la vallée du Nil.

 


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Elle est connue pour abriter les tombes (hypogées) de nombreux pharaons du Nouvel Empire. La plus ancienne tombe connue sur le site est celle de Thoutmôsis Ier et, à partir de Thoutmôsis III, à l'exception d'Akhénaton, tous les pharaons des XVIIIe, XIXe et XXe dynasties y seront enterrés (approximativement de -1539 à -1075). La dernière tombe connue étant celle de Ramsès XI (tombe KV4). La vallée des Rois abrite également les tombeaux de certaines épouses et enfants de pharaons, ainsi que celles de nobles dont les pharaons ont voulu récompenser la valeur. C'est à partir de la période du règne de Ramsès Ier que la vallée des Reines est usitée, même si quelques épouses seront encore enterrées avec leurs maris par la suite.

Son nom arabe de Biban el-Moulouk signifie « les portes des Rois » en référence aux portes qui fermaient jadis les tombeaux.


Topologie

La qualité de la roche dans la vallée est très variable. Des tombeaux ont été creusés à travers diverses couches de pierre avec chacune sa propre qualité. Ceci pose des problèmes pour les conservateurs modernes, comme cela a dû en poser aux architectes originaux. Les plans de bâtiments ont été probablement changés en conséquence. Le problème le plus sérieux vient des couches de schiste dont les cristaux ont tendance à augmenter de volume au contact de l'eau. Ceci a endommagé beaucoup de tombeaux, en particulier durant les inondations.

 

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Vallée des Rois (branche orientale)


Pilleurs de tombe

Tous les tombeaux recensés dans la vallée ont été pillés dès l'Antiquité. Contrairement à ce qu'on croit souvent, même le tombeau de Toutânkhamon n'a pas échappé aux pilleurs. On pense en effet que la porte du tombeau a été forcée par deux fois, mais que les pilleurs, ayant été interrompus, n'ont pu emporter qu'une petite partie du trésor. Les autres tombeaux n'ont pas eu la chance de tomber dans l'oubli et les archéologues modernes ne trouvèrent souvent que de petits objets ou des vestiges estimés sans valeur par les voleurs antiques.

Le faste du trésor funéraire du pharaon Toutânkhamon, dont tous les historiens s'accordent à lui accorder un règne court et effacé, laisse entrevoir les trésors colossaux que devaient posséder des rois comme, par exemple, Ramsès II.

La vallée, entourée par de hautes falaises qui forment une barrière naturelle, était fortement gardée par des troupes d'élite (les medjai) depuis le début de l'exploitation du site. C'est aux environs de -1090 (l'année de la hyène), sous le règne de Ramsès XI, que l'effondrement de l'économie de l'Égypte et du pouvoir royal va entraîner l'apparition des premiers pilleurs de tombes. Le déchirement du pays qui débouchera sur la IIIe période intermédiaire sera l'occasion d'un pillage organisé des richesses de la vallée. Certains documents tendent à prouver que ce pillage aurait commencé sous le règne de Ramsès XI, peut-être du fait de fonctionnaires peu scrupuleux.

Les tombeaux furent ouverts, tous les objets de valeur en furent enlevés et les momies furent rassemblées dans deux grandes caches : la très connue cachette de Deir el-Bahari qui ne contenait pas moins de quarante momies royales et leurs cercueils, et l'autre, dans le tombeau d'Aménophis II, qui en contenait seize autres.


Les tombeaux

 

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Plan des tombes de la Vallée des Rois


Les 63 tombeaux de la vallée sont répertoriées sous les noms de KV1 à KV63 (KV de l'anglais Kings' valley, certains étant répertoriés WV pour West Valley comme WV22). Parmi ces tombeaux, seulement 25 ont été identifiés comme étant des sépultures royales, les autres, soit n'ont pas pû encore être identifiés, soit appartiennent à de hauts dignitaires. Parmi les sépultures royales, deux appartiennent à des reines ayant gouverné, Hatchepsout et Taousert.

La tombe KV5, la plus grande de la vallée, fut construite pour enterrer les enfants de Ramsès II. Des découvertes récentes permettent d'estimer à 150 le nombre total de chambres de la sépulture.

 

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La cime qui surplombe la vallée


La cime qui surplombe la vallée des Rois est le lieu légendaire de résidence de la déesse Mert-Seger, la protectrice du village d'artisans de Deir el-Médineh. Ce sont eux qui construiront les tombes de la vallée des Rois. En arabe, ce mont se nomme al-Qurn (la corne).


Tourisme

Les tombeaux ont été des curiosités touristiques dès la période de la Grèce et de la Rome antiques.

De nos jours, la plupart des tombeaux ne sont pas accessibles au public pour des raisons de conservation ; on estime en effet qu'un grand nombre de touristes peut faire doubler le taux d'humidité d'une tombe. Les autorités procèdent par roulement en ouvrant les tombes les moins exposées et celles qui ont reçu des aménagements nécessaires à leur bonne conservation. Les bas-reliefs de certains tombeaux conservent des couleurs relativement vives malgré les ravages du temps, des intempéries et de l'action de l'Homme.


Les environs


L'Egypte : Les colosses de Memnon

 

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Un des colosses


Les colosses de Memnon sont deux sculptures de pierre monumentales situées sur la rive occidentale de Thèbes, sur la route qui mène à la vallée des reines. Ils sont les derniers vestiges du gigantesque temple funéraire d'Amenhotep III (XVIIIe dynastie) qui n'existe plus de nos jours.

Ils représentent le pharaon assis sur le trône de ses ancêtres, les mains posées sur les genoux ; de chaque côté de ses jambes sont figurées sa mère, Moutemouia, et son épouse, Tiyi. Sur les deux cotés du trône figure une représentation symbolique de l'union de la Haute-Égypte et de la Basse-Égypte, le Sema-Taouy, représenté par deux « Nil » nouant le papyrus et le lys, symboles du « double pays ». Statues monolithiques en granite d'Assouan hautes de 18 mètres (plus de 20 m avec les couronnes aujourd'hui disparues) et d'un poids de plus de 1300 tonnes, ces colosses sont malheureusement fortement endommagés, depuis l'Antiquité déjà. Strabon, historien et géographe grec rapporte que, lors du tremblement de terre qui eut lieu en l'an -27, une grande partie du temple s'écroula et le colosse droit se fissura de l'épaule au bassin.

Une légende raconte qu'à partir de ce moment, au lever du soleil, la statue commença à émettre des sons, à « parler ». Ce phénomène aujourd'hui bien compris, était dû à la dilatation du quartzite sous l'effet des premiers rayons du soleil.

C'est ainsi qu'au début de l'ère chrétienne, les Grecs attribuèrent l'édifice à Memnon, fils de l'Aurore. Selon la légende homérique, Memnon, tué lors de la guerre de Troie, retrouvait la vie à l'aube et se mettait à chanter. Le colosse devint rapidement un lieu de pèlerinage pour les Grecs, mais aussi pour les Romains, qui vinrent en nombre entendre l'oracle de Memnon, y compris certains empereurs comme Hadrien aux alentours de l'an 130. Au IIIe siècle, l'empereur romain Septime Sévère, qui voulait honorer la divinité qui se manifestait ainis chaque matin, ordonna la restauration de la statue, qui depuis a cessé de chanter.

 

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Détail d'un colosse


En réalité seule la statue de droite (celle de gauche lorsque l'on regarde les colosses de face) était dénommée Memnon à cause du bruit que la statue émettait lorsque le vent s'engouffrait dans les fissures causées par le tremblement de terre en -27.

Tous deux se trouvaient donc sur le parvis du temple funéraire d'Amenhotep III qui était alors le plus grand ensemble de temple de la rive Ouest de Thèbes. La taille de ces deux colosses laissent imaginer à quelle dimension fut pensée et réalisée cette entreprise par Amenhotep fils de Hapou, architecte du roi.

Le temple s'étendait alors de ce premier pylône dont la hauteur équivalait celle des colosses, jusqu'aux limites des terres arables, quelques 500 mètres plus loin. Il n'en reste que des vestiges épars tant les monuments qu'il contenait servirent de carrière dès les temps antiques. On a retrouvé en effet des reliefs en provenant dans le temple que se fit construire Merenptah, le fils et sucesseur de Ramsès II, à peine un siècle après.

Des fouilles ont lieu actuellement afin de mieux comprendre l'architecture et le plan de ce sanctuaire dédié à Amon et à la gloire d'Amenhotep III lui même.

Ce que l'on en connaît outre les deux fameux colosses de Memnon, sont les traces d'au moins trois pylônes, une grande colonnade menant à une grande cour solaire qui devait précéder une ou plusieurs hypostyles et le sanctuaire. Dans la grande cour dont l'aspect devait se rapprocher de celle que le roi fit édifier à Louxor sur l'autre rive, de grands colosses osiriaques d'Amenhotep III devaient être intercalés entre chaque grande colonne. On peut encore voir les bases de ces colonnades sur place ainsi que des pieds gigantesques, restes isolés des grandes statues qui rythmaient le péristyle.

On a également retrouvé une grande stèle commémorative du règne qui a été dressée au niveau du 2e pylône.


L'Egypte : Temple de Louxor

Le Temple de Louxor ou Opet du sud, au cœur de l’ancienne Thèbes, fut construit pour l’essentiel sous les XVIIIe et XIXe dynasties. Il était consacré au dieu dynastique Amon sous ses deux aspects d’Amon- céleste et de divinité ithyphallique. Les parties les plus anciennes actuellement visibles remontent à Amenhotep III et à Ramsès II. Par la suite, de nouveaux éléments furent ajoutés par Chabaka, Nectanébo Ier et les Lagides. À l’époque romaine, le temple fut partiellement transformé en camp militaire. L’édifice, l’un des mieux préservés du Nouvel Empire, a gardé de nombreuses structures en élévation. Outre le grand pylône, le visiteur peut ainsi traverser deux grandes cours à péristyle et la colonnade monumentale qui relie ces deux cours. Le sanctuaire proprement dit, résidence de l'Amon d'Opet, de même que les salles qui précèdent ont conservé une bonne partie de leur couverture en dalles.


Histoire et développement du Temple d'Amon-Min

 

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«colosses» de Ramsès II


La construction fut commandée par Amenhotep III à son architecte Amenhotep fils de Hapou. Ce dernier édifia un temple complet avec, en enfilade, naos, sanctuaire de la barque, salle des offrandes et antichambre, cette dernière flanquée de chapelles reposoirs destinées à la triade thébaine. Le tout est précédé d’une salle hypostyle ouverte sur une grande cour carrée, la « cour solaire », bordée sur trois côtés d’une double rangée de soixante-quatre colonnes papyriformes. Les salles de culte de même que l’hypostyle s’élèvent sur une plateforme qui porte une longue inscription dédicatoire.

L’ensemble, aux proportions imposantes mais harmonieuses, fut complété par une colonnade processionnelle d’accueil haute de plus de vingt mètres, formant un kiosque monumental qui marquait l’entrée du temple. Le programme architectural s'étendit probablement sur trois phases successives et occupa tout le règne.

Comme il le fit à Karnak pour la cour de son père dont il réutilisa les éléments dans le massif du IIIe pylône, Amenhotep III avait sans doute détruit ou remanié un temple plus ancien devant lequel devait se trouver la chapelle reposoir édifiée par Hatchepsout. En effet, la structure interne est en partie constituée de blocs de remploi provenant d’un édifice antérieur. Difficiles d'accès, ces blocs sont toutefois visibles dans les parties est du temple qui furent altérées à l'époque gréco-romaine. On y a retrouvé notamment des cartouches de Thoutmôsis IV.

Exécuté dans le plus pur style de la XVIIIe dynastie, l'Opet du sud constitue un rare exemple de fondation divine du Nouvel Empire qui nous soit parvenu aussi bien préservé, bien que les murs ceinturant les différentes parties du monument se soient écroulés ou aient été réutilisés à des époques ultérieures - ce qui nous permet d’admirer les colonnades depuis l'extérieur du site.

Le temple fut délaissé, voire malmené durant le règne du pharaon « hérétique » Akhénaton. Les travaux reprirent sous Toutânkhamon et Aÿ, qui achevèrent la décoration des murs de la colonnade processionnelle en y ajoutant notamment les scènes de la Fête d'Opet.


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La grande colonnade d'Amenhotep III


Ramsès II, l'autre grand bâtisseur à Thèbes, ajoutera le pylône, dont le parvis était orné de six colosses, quatre debout et deux assis, tous à son nom, ainsi que deux obélisques et une deuxième cour à portiques, d'un style typique de la XIXe dynastie, avec ses colonnes massives qui rappellent celles des bas-côtés de la salle hypostyle de Karnak. Il l'orna ici encore de colosses alternant avec les colonnes tandis que deux autres colosses assis, à son effigie, précédaient l'entrée de la colonnade processionnelle d'Amenhotep III.

Pour édifier cette nouvelle cour, l'architecte de Ramsès tint compte de l'existence d'une triple chapelle reposoir d'Hatchepsout, ce qui explique que l'axe du monument soit déporté vers Karnak. On ne s'en aperçoit pas au premier coup d'œil, mais il est impossible d'avoir depuis le pylône une vue axiale du temple, tant la perspective est ainsi brisée. L'ensemble est cependant trop admirablement conçu pour que cette particularité affecte l'harmonie des proportions ; même les obélisques, de tailles différentes, furent placés en décalé de telle sorte que lorsqu'on a le pylône en face de soi la différence n'apparaisse pas.

Les deux obélisques furent offerts en 1830 à Charles X par Méhémet Ali, mais seul celui de droite sera finalement abattu et transporté vers la France. C'est Jean-François Champollion que le roi avait chargé de choisir le premier des deux monuments, en partie recouverts de sable. La légende veut que le savant se soit décidé pour « celui de droite, en entrant dans le palais [sic] », en fait le plus petit des deux et le moins intact. Quoi qu'il en soit, le transport du monolithe ne se fit que bien après le retour de Champollion puis sa mort. L’obélisque fut érigé en grande pompe à Paris, à l'aide de dix gigantesques cabestans, et s'y dresse depuis 1836 au milieu de la place de la Concorde. En remerciement, Louis-Philippe Ier offrit une horloge qui orne aujourd'hui la cour de la mosquée de Méhémet-Ali au Caire, mais, pour l'anecdote, elle fut abîmée pendant le voyage et ne fonctionna jamais, au dire des Cairotes. Le deuxième obélisque, qui n’avait jamais quitté l’Égypte, fut officiellement « rendu » par la France en 1981, au début du premier septennat de François Mitterrand.

L'agrandissement du temple se poursuivit à la Basse époque. Les pharaons nubiens de la XXVe dynastie y ajoutèrent le mur d'enceinte ainsi qu'un kiosque à colonnes formant une avant-cour. L'enceinte fut réaménagée ou restaurée par les Nectanébo de la XXXe dynastie, comme ils le firent pour l'ensemble des temples de Thèbes. Ils construisirent également l’allée de sphinx qui reliait Louxor à Karnak, de même qu’un petit temple dédié à Isis.

Thèbes semble avoir été délaissée sinon malmenée par les conquérants assyriens et perses, et le développement du temple fut abandonné. Alexandre le Grand réaménagea la salle de la barque, faisant notamment enlever les quatre colonnes qui soutenaient le plafond. On peut encore voir l'emplacement des bases de ces colonnes dépassant sous les premières assises de la chapelle. Celle-ci forme avec la chapelle que Philippe Arrhidheus fit reconstruire pour le temple d'Amon-Rê à Karnak un exemple irremplaçable de l'architecture divine de cette période de transition historique pour la ville de Thèbes.

Ainsi, dès le début de l'époque grecque, on peut constater combien les premiers monarques de la nouvelle dynastie apportèrent une attention particulière aux sanctuaires de la ville sainte, attestant par là que Thèbes avait retrouvé un rôle important au cœur de l'Égypte antique.

Enfin, à l’époque romaine, le temple fut partiellement converti en camp militaire. À cette occasion, les prêtres enfouirent pieusement une série d’images divines et royales dans une favissa qu’ils avaient aménagée dans la grande cour solaire d’Amenhotep III. Ces statues, dont certaines sont uniques en leur genre, y furent découvertes en 1989 et sont actuellement exposées au musée de Louxor.

Dans sa version « finale », le temple de Louxor mesurait plus de 260 mètres de long sur environ 50 mètres de large.


Louxor et l'urbanisme religieux de Thèbes

 

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Allée des sphinx à l'entrée du temple de Karnak


Le temple de Louxor est en quelque sorte le complément méridional du Grand temple d'Amon à Karnak, en tant qutrefois reliés par un dromos bordé de sept cents sphinx à tête de bélier et de stations ou chapelles reposoirs où s'arrêtaient les barques de la triade thébaine lors de la grande Fête d’Opet. Sous le règne de Nectanébo Ier, cette allée cérémonielle fut complétée par des sphinx à visage humain (ou androsphinx) du côté du temple de Louxor. Le dromos constitutait l'articulation principale de la ville qu’il traversait du nord au sud, la divisant en un quartier ouest bordant le Nil où se trouvait le port, ses quartiers populaires et celui des artisans, et un quartier est probablement plus résidentiel qui s'étalait entre les grandes enceintes des principaux temples et contenait de nombreux sanctuaires répartis le long des grandes allées pavées qui quadrillaient la cité.

Construit autour du sanctuaire d’Amon-Min et de la chapelle reposoir qui accueillait la barque sacrée portant l'effigie de l’Amon de Karnak lors de sa sortie annuelle, le temple de Louxor était consacré au mystère de la vie que le dieu Amon en tant que Nil bienfaisant renouvelait chaque année. En effet, lors de la grande Fête d'Opet, le dieu quittait sa demeure de Karnak en compagnie de son épouse Mout et de leur fils Khonsou, le dieu lunaire, et ils se rendaient par voie fluviale à Louxor. Là, le dieu, rejoignant sa forme fertile, Amon-Min, retrouvait sa vigueur ; puis, au terme de réjouissances qui duraient onze jours à l'origine, il revenait, toujours en compagnie de sa famille divine, vers Karnak en empruntant cette fois le grand dromos. La cérémonie était menée par Pharaon en personne qui, tout en se régénérant lui-même au contact du dieu, présidait ainsi au cycle du renouveau éternel symbolisé par l'arrivée de la crue du Nil au devant de laquelle Amon s'avançait.

Le temple subit les exactions de la Période amarnienne, tant il signifiait le rôle central qu'occupait alors la vieille divinité de Thèbes. Les pharaons qui suivirent Akhénaton s'attachèrent à atténuer ces cicatrices en restaurant parfois maladroitement les reliefs abîmés, mais le martelage des formes divines fut si complet que les traces en sont encore visibles sur les architraves de la grande colonnade où le nom et l'image d'Amon avaient été effacés dans les cartouches d’Amenhotep III.

Le temple de Louxor était donc un élément constitutif essentiel de l'urbanisme religieux de Thèbes ainsi que de la théologie amonienne, à tel point que lorsque les pharaons de la XXIe dynastie choisirent Tanis comme nouvelle capitale, ils voulurent édifier leur ville sur le même modèle en prévoyant au sud du site un nouveau temple dédié à Amon d'Opet qui lui aussi était relié à un grand temple consacré à Amon-Rê au nord.


Louxor, lieu de culte millénaire

Comme pour les autres sanctuaires de la ville, Louxor reçut une attention relative de la part des derniers Ptolémées auxquels on peut attribuer le petit temple de Sérapis qui accueille le visiteur en sortant du dromos. C'est à partir de l'époque romaine que le "déclin" du temple commence. En effet, dès les premières années de la kratésis, une garnison romaine s'installe à Louxor. Une chapelle en l'honneur d'Auguste est aménagée dans la « chambre du roi divin » et, à cette occasion, l'accès aux salles est modifié, la fonction initiale du temple transformée irrémédiablement. Les portes axiales sont murées et une abside est créée afin d'abriter la statue de l'empereur. Par la suite, un nouveau décor est réalisé sur les parois de la salle au moyen d'un enduit de stuc peint de figures dans un style purement gréco-romain. Aujourd'hui, ces fresques, qui étaient encore visibles il y a quelques dizaines d'années, résistent mal aux remontées capillaires de la nappe phréatique qui menacent le site et se détachent petit à petit, révélant les reliefs de la XVIIIe dynastie masqués depuis près de 2000 ans.

Au IIIe siècle de notre ère, le temple de Louxor est transformé en castrum abritant la légion chargée de défendre le limes situé plus au sud à Assouan contre les Blemmyes, population nomade qui s'était emparée de la Basse Nubie. Le mur d'enceinte est reconstruit et des portes fortifiées y sont aménagées en remployant notamment des éléments du temple désaffecté. On va jusqu'à débiter entièrement un colosse de Ramsès II pour obtenir des blocs destinés à servir de linteaux et d'architraves aux portes qui gardent la forteresse. Une véritable ville de garnison se développe à l'intérieur de l'enceinte, avec ses voies se coupant à angle droit et délimitant les quartiers ou insulae, dans lesquels sont édifiés forum et basiliques. Le temple, converti en sanctuaire à la gloire de Rome, devait alors abriter les statues du culte impérial.

Lorsque l'empire romain embrasse le christianisme, plusieurs églises sont aménagées dans l'enceinte, dont une dans la cour de Ramsès II. On peut encore en voir une paroi, constituée elle aussi de gros blocs de remploi provenant sans doute des murs démantelés du temple d'Amenhotep III. Par la suite, les conquérants musulmans construisent au-dessus de l'église une mosquée en l'honneur du saint local, Abou el-Hagag, dont des reliques y sont conservées.

De ce fait, Louxor est un des plus anciens lieux de prière au monde. En effet, l'affectation du site est restée quasiment ininterrompue pendant plus de 3500 ans : étrange persistance d'un lieu de culte dont la splendeur n'a cessé d’accompagner le visiteur, malgré les soubresauts de l'histoire des hommes. À certaines heures de la journée, et plus spécialement le vendredi, l'appel à la prière du muezzin résonne dans les colonnades du temple et rajoute une atmosphère religieuse à ces vieilles ruines, quelque peu romantiques, de Thèbes.


06.01.2007

L'Egypte : Le papyrus

Les scribes étaient des personnages de l'état. Ils travaillaient jambe croisée et écrivaient sur des rouleaux de papyrus. Ces derniers paraissent fragiles mais de nombreux se sont conservés dans le chaud et sec sable égyptien. Ces rouleaux nous prouvent les différentes connaissances des égyptiens dans les domaines tel que

  • Les mathématiques qui leur ont permis d'édifier les pyramides
  • La médecine
  • L'astronomie qui leur permirent de calculer leur calendrier de 365 jours, sur lequel est basé le notre. Ce furent leurs savants qui divisèrent la journée en 24 heures
  • La religion

La matière première pour fabriquer une feuille de papyrus est le roseau qui pousse le long du Nil. Après avoir enlevé l'enveloppe verte du roseau il faut découper la tige de ce dernier en bandes. On pose ensuite une couche de bandes horizontales sur une couche de bandes verticales. On écrase ensuite la feuille ainsi formée pour que les bandes collent les unes aux autres. On passe enfin la feuille au rouleau afin d'obtenir une feuille mince et lisse.


Papyrus datant de 2000 av JC (musée national au Caire)

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L'Egypte : les hiéroglyphes

L'écriture égyptienne est apparue en même temps que l’unification du pays, vers 3100 avant J.-C.. Son développement est rapide. Comme nous l'avons déjà vu (voir le Nil et la culture) les crues du Nil rythmaient la vie de l'Égypte entière. Il fallait construire au meilleur moment les barrages pour retarder le retrait de eaux. Toutes ses opérations devaient être effectuées en même temps. Elles étaient administrées d'une manière centralisée. Cette administration exigeait un outil de communication commode : l'écriture.


Hiéroglyphes gravés sur les murs de la tombre de Ramsès IV (vallée des rois)

Les égyptiens ont utilisés trois formes d'écriture:

  • Le hiéroglyphique, écriture sacrée
  • Le hiératique et la domotique, écritures civiles et administratives

Les hiéroglyphes ont été utilisés pendant toute la durée de l'histoire égyptienne, s'exprimant à l'aide de signes figuratifs (hommes, animaux, objets…). Elle utilise trois types de signes: les phonogrammes (un signe valant pour une, deux ou trois consonnes), les idéogrammes (un signe transcrivant une idée et permettant de noter un mot à l'aide d'un seul signe) et les déterminatifs (signe ne se prononçant pas mais permettant de qualifier le mot qui le précède).

Le hiératique est une écriture cursive utilisée jusqu'au VIIème siècle av JC. Elle constitue une schématisation du hiéroglyphique. Elle servait aux besoins de l'administration, de la justice et des affaires.

La domotique est une écriture qui a succédé au hiératique. Elle constituait l'écriture courante et populaire.

Déchiffrement des hiéroglyphes

Les Romains pensaient que les hiéroglyphes égyptiens étaient symboliques et allégoriques, et non phonétiques. Cette théorie prévalut jusqu'à la Renaissance. En 1799, un soldat de Napoléon qui participait à la campagne d'Égypte découvrit la pierre de Rosette, stèle recouverte d'inscriptions bilingues (196 av. J.-C.), avec un décret de Ptolémée V en grec, en égyptien hiéroglyphique et en démotique.


Pierre de Rosette (Brtish Muséum, Londres)

L'égyptologue français Jean-François Champollion, après avoir repris les travaux de l'égyptologue anglais Thomas Young, compris la nature phonétique des deux écritures égyptiennes. Les intuitions de Champollion, à l'origine de ses recherches furent confirmées par des cartouches, communs à la pierre de Rosette et à d'autres monuments ptolémaïques.

Après l'identification de noms et de titres gréco-romains, il en déduisit des valeurs phonétiques qu'il combina avec sa connaissance du copte, le dernier stade de la langue égyptienne. Il fut ainsi capable de déchiffrer des cartouches pharaoniques plus anciens. Au milieu du XIXe siècle, l'écriture était entièrement déchiffrée.

23:02 Écrit par Isa dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : histoire, egypte |  Facebook |

L'Egypte : Les temples

Chaque temple égyptien correspond à un lieu sacré abritant une puissance cosmique qui ne pouvait résider sur terre qu'à la condition d'y bénéficier d'une demeure. Un temple est toujours dédié à une triade composée du dieu à vénérer, de son époux(se) et de leur enfant. Le temple de Philae qui est le temple de Isis est dédié à la triade composée de Isis, Osiris et Horus.


Temple de Louxor

La construction des temples est supervisée par le pharaon qui est le seul à savoir ce que veulent les divinités. Il conçoit les plans, creuse la tranchée de fondation, modèle la première pierre, illumine le site et le remet à la divinité. La plupart des temples sont bâtis de la même manière. On y pénétrait par une porte monumentale et on traversait une ou plusieurs cours à ciel ouvert. On avait ensuite une salle comportant de hautes colonnes peintes et décorées. Le sanctuaire se trouvait à l'extrémité renfermant la statue de la divinité.

Le temple n'est pas accessible à tous le monde. Seuls les prêtres qui doivent maintenir le contact avec les puissances créatrices y ont accès. Chaque soir la puissance divine semble s'éteindre. Il faut la ressusciter chaque matin en accomplissant différents rites (offrandes de nourriture et vêtement, encens). Si le monde est privé de temples, le soleil ne se lève plus. Le temple est recouvert de hiéroglyphes qui prennent le relais de l'être humain lorsque le rite n'est plus accompli

Les temples étaient de véritables villes qui abritaient autour de leur enceinte, des logements des prêtres, des entrepôts, des écoles, des ateliers, des laboratoires…

barreegypt09

 

23:01 Écrit par Isa dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, egypte |  Facebook |

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