23.03.2008
Les premiers oeufs de Pâques étaient-ils en chocolat?

Origine, Vie, Fécondité et Renouveau
Quelle fascination que la forme d'un oeuf. La tradition des oeufs peints semble remonter jusqu'à la préhistoire car la forme de l'oeuf a, depuis les temps immémoriaux, symbolisé la fécondité, la vie et le renouveau. Dans le Kalevala, le livre sacré des anciens Finlandais, on raconte que Iltamara, la mère de l'eau dormait au fond de l'océan qui couvrait alors toute la surface du globe. En bougeant un jour pendant son sommeil, elle fît apparaître à la surface de l'eau son genou, rond comme une île. Le maître de l'air, fasciné par sa forme, y déposa un oeuf d'or.

Iltamara, frémit à ce contact et brisa la coquille dont chaque parcelle vint créer le monde d'aujourd'hui: Le bas de la coque devint firmament et se teinta de reflet bleuté; le jaune se transforma en soleil, l'albumen en lune blanche, les morceaux clairs de la coque en étoiles et les parties foncées en nuage. Le monde prenait forme.
D'autres sources affirment que l'oeuf symbolise les quatre éléments de vie: la coquille représente la terre; la membrane, l'air; le blanc, l'eau; et le jaune, le feu.
Au Japon, tous les mets choisis durant le mois de septembre ont rapport avec la lune. Ce sont les fêtes semi-annuelles du Tsukimi. On pose toujours dans une petite coupe cerclée de bleu un demi-oeuf, symbole de la lune entourée de nuages.
Au Moyen-Âge s'effectuait le grand cortège des oeufs qui donnait lieu à des réjouissances, époque du renouveau, de la nature qui sortait de sa longue léthargie.
Au XIe siècle, apparut la pratique de faire commencer l'année le jour de Pâques. C'était la résurrection, le printemps et les oeufs devinrent un cadeau de bonne année sous les auspices de la fécondité. Un siècle plus tard, les oeufs sont bénis par l'Eglise et on voit le Roi de France, sur le parvis de l'église, distribuer ce symbole de résurrection au sortir de la messe pascale. Au XVIIIe siècle, les officiers de bouche devaient parcourir l'Ile-de-France à la recherche des plus gros oeufs. Le Roi les faisait dorer, puis bénir avant de les distribuer aux gens de sa maison.
Signe de vie aussi dans cette charmante coutume provençale qui consiste à offrir au nouveau-né un oeuf, du sel et du pain pour que sa vie soit saine et bonne. Mais rien ne vaut le dessin de multiples oeufs dans le berceau du nouveau-né pour lui porter chance affirment les Chinois.
L'évolution des oeufs peints
Objet de culte chez les Perses, on doit à Septime-Sévère la transformation des oeufs sous forme de cadeau. Ainsi, l'origine des oeufs peints remonte aussi loin que du temps de la Rome Antique. Septime-Sévère, quoique empereur, ne dédaignait pas visiter sa basse-cour impériale et telle ne fut pas sa surprise lorsqu'une poule pondit, tôt le matin, un oeuf rouge le jour de la naissance de son fils. Une telle anomalie de la nature devint l'élément déclencheur d'une tradition.
Les poules ne font pas Carême!
Un grand courant religieux souffla dans les poulaillers à partir du IVe siècle et vint encourager cette coutume d'offrir des oeufs le premier dimanche après la pleine lune suivant l'équinoxe du printemps - une façon moins spirituelle de fêter la résurrection du Christ dans toute la chrétienté. Pourquoi direz-vous? Tout simplement parce que l'église interdisait la consommation des oeufs durant les 40 jours de jeûne précédant l'avènement mais les poules ne faisaient pas Carême et continuaient à pondre. On se retrouvait donc, au matin de Pâques, avec une grande quantité d'oeufs. Il fallait donc partager la sur-production et les donner. Un panier d'oeufs frais, c'est gentil mais colorés, peints de figurines, de devises, etc. les oeufs devenaient "cadeaux" dans le vrai sens d'une belle présentation conçue pour faire plaisir.
Chaque pays, chaque époque a ses prédominances. La tradition n'a pas évoluée au même rythme d'une région à l'autre mais c'est au matin de Pâques qu'on s'échange des oeufs de diverses couleurs. On retrouve cette coutume chez les chrétiens Coptes d'Égypte du Xe au XIIe siècle et chez les Alsaciens au XVe et au XVIe siècles en Alsace.
En l'an 1200, sous Edward I en Angleterre, on retrouve dans la comptabilité du palais royal la somme de 18 pences versée pour l'achat de 450 oeufs qui devaient être peints à la feuille d'or avant d'être distribués aux membres de la famille royale. Les oeufs recouverts d'or apportent la richesse à ceux qui les reçoivent. Cette coutume "royale" se retrouve 500 ans plus tard alors que le roi Louis XIV en fait une institution. D'une part, ses gens devaient lui apporter le plus gros oeuf pondu en son royaume durant la semaine sainte et, lui-même, le jour de Pâques, entouré de grandes corbeilles, distribuait en personne des oeufs peints à la feuille d'or à ses courtisans aussi bien qu'à sa valetaille.
Plus tard, l'oeuf devint monnaie et, chaque année, dans Paris, les ecclésiastiques parcourait les rues de Paris, le panier sous le bras, pour recevoir leurs redevances ecclésiastiques.
En Grèce, il est coutume d'offrir encore des oeufs cuits durs non écaillés et peints en rouge aux membres de sa famille et à ses amis durant les Fêtes pascales.
En Ukraine, les oeufs avaient d'abord des motifs reliés aux voeux et à la prière. Par exemple, on peignait de petits soleils pour obtenir du beau temps, des épis pour de belles récoltes, etc. Maintenant, ils sont peints surtout de dessins géométriques selon une technique rappelant celle du batik. On applique une couleur à la fois, du clair au plus foncé en enduisant la coquille de cire et en enlevant seulement le motif désiré selon la couleur choisie: le rouge, le noir, le jaune et l'orangé sont les teintes dominantes. Puis on les cuit au four. Ils deviennent brillants et durs, de véritables oeuvres d'art au demeurant fragiles.
En Allemagne, c’est le lapin, ou plus exactement le lièvre (Osterhase) qui apporte des oeufs en chocolat, du sucre ou du massepain, et parfois même des jouets. En Bavière, le lièvre est remplacé par un coq, en Thuringe, c’est un renard et dans la région de Hanovre, c’est un coucou qui cache les objets dans les jardins, dans les buissons ou sous les arbres, ou dans les appartements, dans les coins des canapés, sous les armoires ou dans les pots de fleurs. Souvent, on fait cuire des oeufs pour les décorer ensuite de couleurs vives et de dessin amusants. D’autres font de jolis bouquets de forsythias ou de branches de pommiers auxquels on accroche des oeufs vidés et peints.
Le Vendredi Saint, on mange souvent à midi des oeufs et un rôti d’agneau. les tables sont décorées de nappes ou de serviettes brodées de lapins, de fleur et d’oeufs. Une coutume particulièrement haute en couleurs est la décoration des « puits de Pâques », pratiquée en Suisse saxonne.
Jeu de l'oeuf
En France, sur les places de villages, on joue à la "roulée", à la "toquette". Si les rècles diffèrent, l'essence même du jeu demeure: le gagnant est celui qui ne casse pas son oeuf.
Autres croyances populaires
On dit que si quelqu'un refuse un oeuf de Pâques, c'est un affront encore plus grand que de recevoir une gifle.
Un oeuf de Pâques avec deux jaunes est un signe de chance inouï et un gage de fortune pour son propriétaire
Un oeuf béni à Pâques repousse la maladie
Un oeuf de Pâques planté dans un vignoble protège la vigne du tonnerre et de la grêle
Oeuf en chocolat et lapin de Pâques
Ce n'est qu'au XVIIIe siècle, en France, qu'on décide de vider un oeuf frais et de le remplir de chocolat. Puis vinrent les moules, les décorations et la tradition gourmande. Ici, quand sonnent les cloches de Pâques, les enfants partent dans le jardin pour une course à l'oeuf . ou à la poule en chocolat qu'on dissimule dans les haies, sous les buissons.
Ce sont les cloches qui, sous leur grosse jupe de fonte ou d'airain, rapportent les friandises aux enfants sages, toutes carillonnantes d'avoir été bénies à Rome en ce saint jour. Mais elles ne sont pas les seules émissaires. Au Tyrol, c'est la poule, en Suisse, un coucou et, dans les pays anglo-saxons, un lièvre.
La tradition du lapin en chocolat a suivi un long processus d'évolution apporté par les anciens Teutons qui croyaient fermement qu'à Pâques, c'était au tour des lapins de couver les oeufs. L'association lapin - Pâques - chocolat découle de cette croyance populaire.

20:29
Écrit par Isa
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11.02.2008
Tout sur la Saint-Valetin...
Origines et traditions...
Avec l'arrivée du printemps, les coeurs se réchauffent, la nature se réveille...
Le 14 février est le jour de la fête des amoureux... D'où vient cette tradition ?
Origines
Qui est Saint Valentin ?
Un Saint :
patron des fiancés et des apiculteurs ; il est aussi invoqué contre la peste.
Saint Valentin était un médecin devenu prêtre à Rome au IIIè siècle.
En 268, l'empereur Claude II, qui trouvait que les hommes mariés faisaient de mauvais soldats à cause de la dépendance à leur famille, fit abolir le mariage.
Mais les jeunes fiancés continuèrent à venir trouver en secret Saint Valentin pour recevoir la bénédiction du mariage. Le prêtre fut donc arrêté et emprisonné. Pendant sa captivité, Saint Valentin se lia d'amitié avec Julia, la fille de son geôlier, une jeune aveugle. Un miracle se produit : la jeune-fille, retrouva la vue. Juste avant d'être exécuté, il lui offrit des feuilles en forme de coeur avec le message suivant : " de ton Valentin "...
Mort martyr, décapité à Rome en 270, il fut enterré sur la voie Flaminienne où on lui rendit un culte.
Un autre Valentin était évêque de Terni, du côté de Rome en Ombrie, martyr lui aussi décapité à Rome mais en 273, sous Claude II.
On mentionne aussi l'existence d'un troisième personnage, évêque de Rhétie, au Vè siècle... L'identité de Saint Valentin reste vague. Selon certains historiens, sept saints chrétiens prénommés Valentin seraient célébrés le 14 février, voire plus... Lequel est à l'origine de cette fête? Il est difficile de savoir avec certitude lequel peut revendiquer d'être le Saint patron.
Un village :
Saint Valentin est devenu le nom d'un petit village du centre de la France, paroisse de l'Indre actuelle, dont le Saint patron est le prêtre romain Valentin du IIIe siècle, qui fut condamné parce qu'il célébrait des mariages malgré l'interdiction. Il est représenté en homme d'église, parfois évêque, à la manière de Saint Nicolas.
Des origines romaines ?
Les Lupercales (du latin "lupus", le loup et moins directement de "Lupercus", dieu de la fécondité, des bergers et des troupeaux ) étaient une fête païenne célébrée le 15 février, lendemain de la fête de Saint Valentin.
Liées aux origines de Rome, leur nom vient du Lupercal, grotte au flanc du Mont Palatin, dans laquelle la Louve a allaité les jumeaux Romulus et Rémus, qui fonderont la ville de Rome.
Les Lupercales deviennent la grande fête de la reconnaissance et de la fertilité.
Ces festivités se déroulaient en trois actes : le sacrifice d'un bouc, la course des luperques (pendant laquelle les femmes étaient fouettées avec des lambeaux de peau de l'animal que l'on venait d'égorger, rite de fécondité dont elles attendaient grossesse et accouchement sans douleur) et le banquet.
Les Romains aimaient les jeux de hasard. Aussi, avant le festin, on organisait une sorte de loterie : les jeunes hommes tiraient au sort le nom d'une jeune fille qui devait rester en leur compagnie durant tout le banquet. Parfois, les couples tombaient amoureux et se mariaient. Cette tradition était dédiée à Junon, déesse du mariage.
Le pape Gélase Ier obtint l'abolition des Lupercales en 495, jugeant cette fête religieuse trop barbare.
Les Lupercales furent un des derniers rites païens à disparaître de la Rome devenue chrétienne.
L'Eglise, pour en effacer le souvenir, aurait favorisé la fête de Saint Valentin, célébrée la veille. Saint Valentin serait ainsi devenu le protecteur des couples.
Dictons
" A la Saint Valentin, tous les vents sont marins "
" A mi-février, bon merle doit nicher "
" Saignée du jour Saint Valentin
Fait le sang net soir et matin
Et la saignée du jour devant
Garde des fièvres en tout l'an "
" A la saint Valentin, le roue gèle avant le moulin "
" Pour la saint Valentin, la pie monte au pins, si elle n'y couche pas, ne te réjouis pas "
" Séverin, Valentin, Faustin font tout geler sur leur chemin "

21:28
Écrit par Isa
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15.01.2008
Et si vous étiez dans la peau de votre chien ?

Comment notre compagnon à quatre pattes perçoit-il son environnement ? Voit-il comme nous ? Quels sons capte-t-il ? Son comportement est-il assujetti au nôtre ? Incarnez-vous un instant en chien. Une expérience étonnante !
La vision :
Capable de débusquer une proie à des centaines de mètres, la vision du chien est loin d'être aussi fine que l'on pourrait croire. Perçoit-il les couleurs ? Voit-il mieux la nuit ? L'œil canin présente, certes, une anatomie similaire à celui de l'Homme mais s'en différencie en de nombreux points.
Perception des couleurs
Tout et son contraire ont été dits au sujet de la vision de nos compagnons à quatre pattes. Vue en noir et blanc ou encore grise, difficile de s'y retrouver. D'un point de vue anatomique, l'œil du chien est sensiblement similaire à celui de l'Homme.
Qu'est-ce qui permet de percevoir les couleurs ? La rétine présente des cellules nerveuses sensibles à différentes longueurs d'onde correspondant chacune à une couleur précise : jaune vert, bleu violet ou rouge orangé : les cônes. Ces photorécepteurs sont reliés au système nerveux via des nerfs. Le cerveau analyse ensuite les données. Contrairement au genre humain, les canidés possèdent peu de ces cônes. Il leur manque, en l'occurrence, les cônes L qui détectent les grandes longueurs d'onde correspondant à la couleur rouge et proches de celle-ci.
Pour résumer, la vision du chien est équivalente à celle d'un daltonien. Il ne peut distinguer des nuances froides allant du vert au bleu. Bien sûr, il perçoit également le noir et le blanc grâce à d'autres cellules nerveuses rétiniennes, les bâtonnets.

Vision nocturne développée
De ce point de vue, le chien nous supplante largement. Comme pour bon nombre de chasseurs, avoir une bonne vue la nuit est indispensable. La rétine contient des photorécepteurs sensibles cette fois non pas aux couleurs mais à la luminosité: les bâtonnets. L'œil du chien en comprend une large quantité d'où une vision plus développée en pleine nuit. Cette fonction est aussi facilitée par le fort pouvoir dilatateur de la pupille. Au moindre rayon lumineux, elle se dilate pour l'acheminer directement aux bâtonnets.
Mais l'œil canin présente comme chez le rat une couche disposée en arrière de la rétine, le topetum lucidum. Absente chez l'homme, elle possède un fort pouvoir réfléchissant et permet d'exploiter au maximum une faible luminosité ; c'est un genre de miroir. Les différents rayons lumineux arrivant à son niveau sont ensuite directement concentrés puis renvoyés aux photorécepteurs. Cette couche de cellules cristallines explique également que la nuit, les yeux de notre chien sont jaunes lorsqu'on les illumine. Cette vue de lynx en pleine nuit n'est possible que si l'œil perçoit un minimum de lumière ; sans un clair de lune ou autre, le chien ne verra strictement rien.

Vue panoramique
Avez-vous déjà constaté à quel point le chien possède une forte aptitude à anticiper, contrairement à nous ? En fait, il a les yeux partout. De part leur disposition latérale sur leur tête, surtout pour les canidés à gros museaux, le chien peut parfaitement voir sur les côtés. Notre champs visuel n'excède pas 160° celui du chien s'étend à 250° en moyenne.
Mais il est tout de même loin d'avoir une vue aussi perçante que ça. Son acuité visuelle est relativement mauvaise. Il a beaucoup de difficulté à accommoder, à savoir faire une mise au point sur ce qu'il regarde quelle que soit la distance qui les sépare. Sa vision de près est hasardeuse ; il voit aussi bien qu'un presbyte. Les responsables sont doubles : les canidés possèdent bien moins de fibres nerveuses dans leur nerf optique que l'Homme et sa fovéa, partie centrale de la macula point central de l'acuité visuelle est moins développée.
Les canidés possèdent une vision qualitativement médiocre mais quantitativement développée. Cela lui suffit pleinement pour sa vie de chien. Il capte parfaitement bien les mouvements et voit bien de loin : deux avantages certains pour chasser.
L'ouie :
En un coup de sifflet le chien revient immédiatement vers son maître même s'ils sont éloignés de plusieurs dizaines de mètres. L'ouie des canidés est 2 fois plus développée que celle de l'Homme. Cette finesse auditive leur permet d'appréhender leur environnement et de capter des événements naturels imminents comme les tremblements de terre.

Compartimentation de l'oreille
Q'une voiture démarre sur les chapeaux de roue ou qu'un petit rongeur passe son chemin à plusieurs mètres de lui, il l'entend parfaitement. Les canidés perçoivent des fréquences sonores s'échelonnant de quelques hertz à 50 000 hertz en moyenne. C'est bien supérieur à l'ouie humaine qui en capte de 16 à 20 000 hertz.
D'où vient cette faculté canine d'entendre les infrasons (fréquence inférieure à 20 hertz) et les ultrasons (fréquence supérieure à 20 000 hertz) ?
Comme tous les mammifères, l'oreille se "décompose" en trois parties :
- L'oreille externe est essentiellement constituée de cartilage, de peau et de muscles. Le pavillon est percé d'un tube auditif externe (on le nettoie) qui débouche sur une fine membrane capable de vibrer, le tympan.
- L'oreille moyenne est dotée d'un ensemble d'os qui ont pour fonction première de propager les fréquences sonores et de les amplifier. Comment ? En vibrant, le tympan, déclenche l'actionnement des osselets qui eux-mêmes démarrent le marteau, l'étrier et l'enclume.
- L'oreille interne comprend deux parties : la cochlée et le centre de l'équilibre. L'ensemble constitue le labyrinthe.
Une finesse mécanique
Là où l'ouie du chien diffère de celle de l'homme, c'est au niveau le limaçon ou la cochlée. Cet organe est pourvu de nombreuses cellules sensorielles ciliées, les organes de Corti. Ces cils se déforment sous l'action mécanique du liquide compris à l'intérieur de la cochlée. D'où vient ce mouvement ? Des ondes sonores propagées par l'oreille moyenne. Chez les canidés, le nombre de ces organes de Corti est bien plus important que chez le genre humain, surtout ceux ayant des petits cils. Plus il y en a, plus l'oreille est capable de déceler des fréquences aiguës.
| "Les osselets transforment les fréquences sonores en ondes mécaniques" |
Autre point : le chien présente de nombreuses cellules ciliées à l'entrée de la cochlée, près de la fenêtre ovale, une membrane 20 fois plus petite que le tympan, logée dans l'oreille moyenne. Cette disposition explique que l'animal perçoit les ultrasons.
Les organes de Corti sont reliés à des fibres nerveuses, rassemblées ensuite en un nerf auditif. Il envoie les informations au cerveau. D'ailleurs, une plus grande partie du cerveau des chiens est disponible aux traitements de ces stimuli.
Des oreilles aux aguets
La finesse auditive de nos compagnons à quatre pattes est également amplifiée par la mobilité de ses oreilles. Vous avez certainement constaté qu'elles sont très douées pour faire les girouettes. L'extérieur est massivement cartilagineux et très musculeux, bien plus que celle de l'Homme.
Cette composition explique à elle seule que l'oreille bouge et se dirige directement vers la source sonore. Quel en est l'intérêt ? Le son est mieux perçu par l'oreille et le pavillon joue mieux son rôle de caisse de résonance. Avant même de pénétrer à l'intérieur, le son est d'ores et déjà plus important.
L'odorat :
Leur flair ne trompe jamais. Les chiens sont les champions pour retrouver une personne disparue rien qu'avec son odeur ou encore pour détecter des traces infimes de drogues cachées dans des bagages. Un atout mis au profit des policiers.

Une détection hors norme
Sans sa truffe, le chien aurait beaucoup de mal à se représenter son environnement et à s'y mouvoir. L'odorat est primordial ; ce qui explique sa grande sensibilité. D'où vient ce flair hors pair ?
D'un point de vue purement anatomique, l'intérieur de sa truffe est percé de deux canaux : l'un lui sert seulement à la respiration, le deuxième permet de sentir et de distinguer les odeurs. Celui-ci est tapissé d'une fine couche de peau, la muqueuse ; elle mesure environ 130 centimètres carrés, contre 3 cm² pour l'Homme. C'est vous dire la précision olfactive dont font preuve les canidés.
Cet épithélium est pourvu de cellules sensorielles, cellules olfactives ciliées ; les cils baignent dans un épais mucus secrété par les glandes de Bowman. Le nombre de cellules ciliées est 35 fois supérieur à celui du nez humain, soit une moyenne de 150 millions de cellules réceptrices.
Un million de fois plus performant
Les molécules odorantes sont auparavant triées et séparées des grains de poussières grâce à un ensemble de cils. Acheminées au niveau du cornet nasal supérieur, elles sont engluées dans le mucus puis détectées par les millions de cellules olfactives ciliées. D'après les scientifiques, ces cellules seraient spécialisées.
Une fois capturées par ces cellules réceptrices, elles sont traduites en une information nerveuse véhiculée via de nombreuses fibres nerveuses au cerveau. Plusieurs structures cérébrales sont alertées dont l'hypothalamus. Une réponse est ensuite induite.
Le chien est capable de déceler environ 44 odeurs différentes et ce à des concentrations très faibles. En effet, une étude montre que pour les senteurs les plus prononcées, les canidés peuvent les sentir même diluées à un million de milliardième !
Cette olfaction ultra développée est complétée par un autre organe qui est spécialisé pour la reproduction. Il s'agit l'organe voméro-nasal ou l'organe de Jacobson présent parmi de nombreux mammifères et reptiles. Il est atrophié chez l'Homme.
Il se situe précisément dans le plancher de la cavité nasale. Il débouche en un canal derrière les incisives. En ouvrant sa gueule, le chien capture en plus de l'air des molécules odorantes. L'organe de Jacobson les détecte et en réfère en haut lieu grâce à des réseaux nerveux.
Cet organe sert essentiellement à percevoir les phéromones, hormones stimulant la reproduction. L'hypothalamus agit en conséquence et provoque une réponse pour faciliter l'accouplement.

L'apprentissage :
Comment un chien est-il à même de vivre dans une société telle que la nôtre en restant à sa place ? L'éducation en est la clé ; le maître doit élever le chiot à son futur statut. Comment celui-ci le perçoit-il ?

Possession d'une conscience ?
Entrée en matière plutôt difficile. Cette question divise bon nombre de spécialistes et le terme même de conscience continue d'alimenter les discussions. Pas moins de sept définitions sont données sur la conscience. Sans entrer dans le débat, là n'est pas le sujet, il en existe fondamentalement deux grands types :
- la conscience dite sensible où l'individu a conscience de quelque chose. Il perçoit un phénomène ou événement
- La conscience dite réfléchie où le sujet est à l'intérieur de son corps et voit à quoi il est en train de penser et voit son action.
Chez le chien, il est relativement difficile d'ignorer qu'il possède une forme de conscience de soi. Il connaît souvent ses limites corporelles, il sait se mouvoir dans l'espace donc il sait gérer son corps spatialement. Tout cela il l'a acquis grâce à un apprentissage.
Petit bémol à apporter : cette conscience du soi a ses limites. En est pour preuve l'attaque d'un gros molosse par un petit chien. Celui-ci ne perçoit pas du tout qu'il ne fait pas le poids.
Une mémorisation indéniable
L'apprentissage passe indéniablement par une répétition de gestes. Comme nous, une grande partie de notre éducation se réalise au travers d'expériences répétées. Notre cerveau imprègne au fur et à mesure de notre apprentissage les informations qui sont ensuite indispensables pour notre vie future. Pour le chien, il doit passer également par ce processus.
Comme les humains, les canidés sont dotés d'une mémoire dite
immédiate.
A savoir que lorsque un événement vient de se produire, l'animal est à même de s'en rappeler et de le reproduire. Mais ce qui fait l'apprentissage est la consolidation de ces différentes expériences. Par exemple, faire asseoir un chien ne se fait pas du premier coup. Il faut du temps pour que l'animal saisisse qu'en fonction du geste réalisé par le maître ainsi que l'intonation de sa voix, il doit s'asseoir. En répétant, le cerveau va alors enregistrer l'information dans la mémoire dite définitive.
Si le maître ne donne pas les bons signaux au chien pour la position assise, le chien ne s'exécutera pas car il ne comprendra pas ce qu'il lui demande. Son comportement découle directement de son éducation. Ce qui explique que parfois certains maîtres se sentent dépassés par les événements et ne contrôlent plus leur animal de compagnie.
La communication :
L'aboiement, le toucher, les crocs en avant sont autant de moyens utilisés par les canidés pour communiquer avec leurs congénères ou leur maître.
Mode de communication
Communiquer avec le monde extérieur ; le chien en est tout à fait capable. Par différentes techniques et signaux, les canidés sont tout à fait à même de se faire comprendre de leur maître. Tout comme chez le genre humain, leur corps en entier est source de communication. C'est le paralangage.
Suivant la position des oreilles, le retroussement des babines, la direction de son regard… le maître sait parfaitement le message que son animal de compagnie veut lui faire passer. Peur, impatience, colère, joie sont exprimées par les gestes corporels et amplifiés par des sons émis par le chien. Plus il est de basse fréquence et long, moins le signal est positif. Le chien vous fait comprendre soit son mécontentement, soit son énervement. Si le son est aiguë, il est dans de bonne disposition à votre égard.
Une compréhension pas toujours simple
Pour bien comprendre le comportement des canidés, il faut l'observer dans son ensemble et pas uniquement se fier à un geste ou à un grognement de sa part. Certains maîtres éprouvent de grandes difficultés à se faire obéir de leur chien. Non pas qu'ils ont face à eux, un cabot tête de pioche mais l'animal ne comprend pas faute d'une mauvaise utilisation des moyens de communication.
Le cerveau canin peut comprendre quelques mots de l'Homme. En fait, les canidés utilisent essentiellement leur mémoire associative pour comprendre ce que l'homme leur veut et lui demande. La bonne gestuelle s'acquièrt lors de l'apprentissage. Si vous voulez faire asseoir votre chien, il suffit d'effectuer un geste simple accompagné d'un mot comme "assis" sur une intonation ferme mais qui ne le réprime pas. Le chien est capable de savoir quand vous vous adressez à lui ou non. Comment ? Par l'audition de son nom aidé d'un regard de son maître dans sa direction.
L'incompréhension maître-chien réside dans une mauvaise utilisation de ces différents codes : geste, regard, intonation. Les canidés ne sont pas doués d'une intelligence à l'échelle humaine.
15:43
Écrit par Isa
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