16.01.2008

Chanel : une maison, une histoire...

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A 26 ans, Coco arbore une longue chevelure qu'elle coupera spontanément, quelques années plus tard.


Gabrielle Chanel naît le 19 août 1883 à Saumur. De sa petite enfance, l'on garde peu de traces : sa mère s'éteint d'une tuberculose alors que la fillette n'a que 12 ans. Abandonnée par son père, elle est placée à l'orphelinat d'Aubazine. Gabrielle Chanel y revêt pendant 9 ans le sarrau noir, tenue qui inspirera l'une de ses plus célèbres créations.
A 20 ans, la belle Chanel décide de tenter sa chance à la ville et devient chanteuse de "cafés-concerts" à Vichy. Elle y rencontre son permier protecteur : Etienne Balsan. Séduit, le jeune officier l'initie à la vie mondaine et finance ses premières créations. C'est aussi par l'intermédiaire de Balsan que Gabrielle rencontre l'amour de sa vie : Boy Capel.


1910-1921 : Chanel prend son envol

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En 1910, Gabrielle - "Coco" de son nom de scène - réalise son rêve et devient modiste.
Après avoir travaillé dans la garçonnière parisienne d'Etienne Balsan, elle ouvre sa première boutique au 21, rue Cambon : "Chanel Modes". Dès lors, la maison Chanel ne cesse de grandir. En 1913, la créatrice ouvre une boutique de chapeaux et d'accessoires à Deauville, en 1915, sa maison de couture à Biarritz.
En pleine ascension, Coco connaît toutefois un drame : en 1919, Boy Capel décède dans un accident de la route.
Deux ans plus tard, Mademoiselle Chanel donne naissance à la plus emblématique de ses créations. Le N°5, premier parfum composé du marché, fait mouche dès son lancement. Un mythe est né.


1926 : la petite robe noire

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Pour la jeune modiste, 1926 est une année faste qui voit la naissance de bon nombre des tenues emblématiques de la maison.
Gabrielle Chanel impose la "petite robe noire". En contradiction totale avec la mode de l'époque, elle séduit par sa simplicité. Premiers conquis : les critiques du magazine américain Vogue voient en elle "l'uniforme de la femme moderne". La petite robe noire est baptisée "la Ford de Chanel", référence au fleuron américain de l'automobile.
C'est aussi en 1926 que Chanel introduit dans ses collections, l'imperméable et le blazer à boutons dorés. Peu à peu, les codes de la maison se mettent en place.


1928-1931 : années d'innovation

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Si Chanel fait l'objet de toutes les convoîtises dès ses débuts, c'est avant tout parce qu'elle sait s'inspirer de son époque et de ses rencontres pour créer un style révolutionnaire. Déjà en 1920, sa liaison avec le Duc Dimitiri Pavlovitch est l'occasion d'intégrer la mode russe à ses collections. De son amour avec le Duc de Westminster et leurs voyages en Ecosse naîtra, en 1928, l'idée de ses premiers tailleurs en tweed.
Le succès ne se fait pas attendre. En 1929, Mademoiselle intégre une boutique d'accessoires à sa Maison de Couture. Le "total look" Chanel est né. Il s'exporte jusqu'aux Etats-Unis et dès le début des années 30, Coco devient la conseillère des stars à l'instar de Greta Garbo ou Marlène Dietrich.


1932 : une collection haute joaillerie

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Féminine à l'excès, Mademoiselle ne se déplaçait jamais sans ses perles et avait un "goût" très prononcé pour les bijoux. Dès 1924, elle ouvre donc son atelier de bijoux fantaisie. Comme à son habitude, la créatrice sait s'entourer : Etienne de Beaumont puis le duc Fulco de Verdura contribuent au développement des bijoux de la maison.
Mais c'est en 1932 que Gabrielle Chanel défraye à nouveau la chronique. A la demande de la Guilde internationale du Diamant, Coco crée "Bijoux de Diamants" sa première collection de Haute Joaillerie. A l'honneur, les diamants sont montés sur platine, une extravagance que seule Coco peut se permettre en plein marasme économique.


1935 : une créatrice à son apogée

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Dans les années 30, la créatrice cinquantenaire est au sommet de sa gloire. Son palmarès est éloquent : en quelque 20 ans de carrière, Chanel a su imposer la marinière, le jersey, le pantalon, le bijoux fantaisie, le tweed, la petite robe noire... Elle est aussi la première créatrice de mode à avoir donné naissance à un parfum, à une ligne de produits de beauté.
En 1935, elle emploie près de 4 000 ouvrières, possède 5 immeubles de la rue Cambon et vend près de 28 000 modèles par an.
Mais l'avènement de la Seconde Guerre Mondiale marque le déclin de la maison. En 1939, la Maison de Couture ferme ses portes. Après un séjour en province, Mademoiselle s'exile en Suisse en 1944.


1954 : retour d'exil, la maison renaît

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La Guerre et l'exil ne mettent pas fin aux activités de Chanel : la boutique d'accessoires reste ouverte et l'arrivée des GI américains assoit la notoriété du parfum phare de la maison, le n°5.
L'après-guerre est pourtant une période décisive pour Chanel. A son retour d'exil, Coco Chanel découvre une France passionée par le "New Look" de Christian Dior, une mode à l'opposé de la sobriété féminine qu'avait su imposer Mademoiselle.
Alors agée de 71 ans, Gabrielle prépare son retour. En 1954, la Maison de Couture de la rue Cambon ouvre à nouveau ses portes, une nouvelle collection voit le jour. La critique est frileuse mais peu importe, Chanel est de retour.


1955-1970 : le total look Chanel

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Dès la fin des années 50, les codes de la maison Chanel s'affinent. En 1955, le sac matelassé apparaît dans sa version définitive et le sac surpiqué à chaînes dorées s'impose. En 1957, les sandales à bout noires voient le jour.
Pour Coco, c'est l'année du sacre : la "créatrice la plus influente du XXe siècle" reçoit à Dallas un Oscar de la mode.
Côté parfums, la maison donne naissance, en 1955, à sa première fragrance pour homme, "Pour Monsieur". La même année, Marilyn Monroe déclare ne porter que "quelques gouttes de N°5" pour habiller ses nuits : c'est une nouvelle consécration.


1971 : une icône s'éteint

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Le 10 janvier 1971, Coco Chanel décède à l'âge de 88 ans dans l'appartement du Ritz qu'elle occupait depuis plus de 20 ans. Le lendemain, sa dernière collection couture est présentée et remporte les louanges de la critique.
Visionnaire, Coco Chanel laisse derrière elle 60 ans de carrière ainsi qu'un style qu'elle a su forger et imposer en fonction de ses "goûts" et "dégoûts" personnels.
Sept ans après la disparition de Mademoiselle, Phillipe Guibourgé se voit confier le soin de donner naissance à la première ligne de prêt-à-porter de la maison, sobrement baptisée "Chanel Boutique". Les premières tenues en maille de Chanel voient le jour. Même sans sa créatrice, la maison perdure...


1983 : l'arrivée de Karl Lagerfeld

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Pendant plus de 10 ans, la maison Chanel se fait moins retentissante. Mademoiselle s'en est allée et trouver un successeur à sa mesure semble bien difficile.
Pour assurer la pérennité de la maison, un seul personnage s'impose : Karl Lagerfeld. Le créateur a fait ses armes chez Balmain avant de collaborer, à partir des années 1960, avec Fendi ou Chloé. Arrivé en 1983 chez Chanel, Lagerfeld sait imposer sa patte tout en conservant les codes de la maison si chers à Mademoiselle. En 1986, il reçoit, pour sa collection Automne-Hiver, le Dé d'Or, prix récompensant la collection Haute Couture la plus créative de l'année. La maison Chanel a trouvé son héritier.


1987-1993 : l'Horlogerie, la Joaillerie

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La fin des années 80 marque le début d'une ère d'expansion pour Chanel. Après avoir privilégié la mode, la maison crée l'Horlogerie Chanel en 1987, installant la première boutique avenue Montaigne. La même année, la montre "Première" voit le jour et marque ainsi le début d'une longue série de succès.
En 1993, Chanel rend hommage à sa créatrice et donne naissance à Chanel Joaillerie. Quatre ans plus tard, les deux pôles sont rassemblés au 18, place Vendôme. C'est en cette nouvelle adresse de prestige que la collection "Bijoux de Diamants" est rééditée en 2002.


2006 : entre tradition et innovation

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35 ans après le départ de Mademoiselle, ses créations n'ont jamais été aussi actuelles.
Selon ses observateurs, la mode Chanel, revue par Karl Lagerfeld a pris au cours de la dernière décennie, un tour résolument "luxe". Si les modèles emblématiques de la maison se parent aujourd'hui de couleurs, ils ne font jamais défaut à leur créatrice.
Fidèle et innovante, la mode selon Karl Lagerfeld a valu au styliste "un Lifestyle Achievement Award", tribut pour l'ensemble de sa carrière décerné par le très influent "Council of Fashion Designers of America".
A l'aube de ses 100 ans, la maison Chanel ne s'est jamais aussi bien portée.


 

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La saga Dior ...

Il était une fois la maison Dior...
A l'origine d'une des plus grandes maisons de luxe, Christian Dior, qui aurait eu 100 ans cette année, a su marquer son époque par son génie créatif. Rétrospective sur la maison Dior et sur son fondateur.

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 Christian en haut à gauche, entouré de sa famille. © Musée Christian Dior, Granville           

Christian Dior, les années avant couture : 1905 - 1934

Christian Dior naît le 21 janvier 1905 à Granville, en Normandie, dans une famille aisée. Son père, en effet, est à la tête d'un groupement d'usines chimiques avec son cousin Lucien Dior. Quant à Madeleine Martin, la maman de Christian Dior, elle est issue d'une famille bourgeoise. Le petit garçon grandit donc dans un milieu privilégié, entouré de ses deux frères et de ses deux soeurs, dans la villa Les Rhumbs. Il écrit à propos de cette dernière : "La maison de mon enfance... j'en garde le souvenir le plus tendre et le plus émerveillé. Que dis-je ? ma vie, mon style, doivent presque tout à sa situation et à son architecture."

 Christian Dior, grand nostalgique de son enfance, ne devient pas couturier du jour au lendemain. On peut même dire que son parcours est atypique puisqu'en 1925, il intègre Sciences Politiques pour peut-être devenir un jour diplomate. Mais sa passion de l'architecture et de l'art revient en force. Il ouvre ainsi une galerie d'art avec un ami.

Puis s'annoncent des années noires pour la famille de Christian Dior avec le décès de sa mère en 1931 et la ruine de son père, qui, de 1932 à 1938, vend la totalité de ses biens dont la villa Les Rhumbs.


 

Christian Dior... illustrateur, Christian Dior... couturier : 1935 - 1945

 Avant de devenir le grand couturier que l'on connaît, Christian Dior se fait remarquer comme illustrateur de mode pour Le Figaro, jusqu'en 1942. Entre temps et plus précisément en 1938, il entre comme modélistechez Robert Piguet, le plus grand couturier parisien de l'époque. Il le quitte en 1941 pour devenir l'assistant de Lucien Lelong avec Pierre Balmain. Ce dernier part en 1945 pour fonder sa propre maison, Christian Dior devient alors le principal modéliste de la maison Lelong.


Christian Dior, fondateur de la maison Dior : 1946 - 1957

En 1946, Marcel Boussac, un très riche industriel, propose à Christian Dior de le financer pour créer une maison de couture à son nom. C'est ainsi que naît la célèbre maison Dior, qui s'installe au 30, avenue Montaigne. En s'entourant d'amis, celle-ci devient une vraie maison de famille.

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 Le 12 février 1947, Christian Dior présente sa première collection. Sa ligne "Corolle", que l'on surnomme "The New Look", est un succès. Cette expression est l'œuvre de Carmel Snow, rédactrice en chef du Harper's Bazaar qui, en voyant la collection, s'exclama : "C'est une révolution, cher Christian, it's quite a New Look". A propos de la ligne Corolle, il écrit : "Je dessinai des femmes-fleurs, épaules douces, bustes épanouis, tailles fines comme lianes et jupes larges comme corolles".

Mais Christian Dior ne veut pas seulement vêtir les femmes, il veut aussi les maquiller et les parfumer, considérant que le parfum est "le finishing touch d'une robe". Est ainsi lancé en 1947 le parfum Miss Dior et en 1948 est créée la Société des Parfums Christian Dior. Il faut attendre 1955 pour que les femmes puissent habiller leurs lèvres avec le Dior Rouge. A noter que la même année, il embauche Yves Saint-Laurent comme assistant.

Le voyage qu'il effectue en 1947 aux Etats-Unis a pour conséquence la création le 28 octobre 1948 de la filiale "Christian Dior New York, Inc." à l'angle de Fifth Avenue et de 57th Street. On peut y trouver le prêt-à-porter femme de grand luxe et les accessoires.

Après avoir publié ses mémoires en 1956 ("Christian Dior et moi"), il a le privilège de figurer sur la couverture du Time le 4 mars 1957. Cet évènement est important dans le sens où c'est la première fois qu'un couturier occupe une place aussi considérable dans la presse américaine.

En 1957, il présente sa dernière collection Automne/Hiver : la "ligne fuseau". Il meurt le 24 octobre 1957 en Italie d'une crise cardiaque à l'âge de cinquante-deux ans.


Les années post Christian Dior : 1958 - 1996

Après le décès prématuré du couturier, Yves Saint-Laurent dont Christian Dior disait "Je souhaite qu'on le mette en avant...", prend la relève et présente le 30 janvier 1958 sa collection Haute Couture Printemps/Eté. La ligne "Trapèze" est un triomphe.

Après son départ, c'est au tour de Marc Bohan de reprendre le flambeau, et ce jusqu'en 1989. Ce dernier avait d'ailleurs été placé à la tête de la filiale londonienne par Christian Dior lui-même. C'est Marc Bohan qui, en 1967, dessine la première collection Baby Dior. Il crée aussi la ligne Christian Dior Monsieur.

Pendant ce temps, la société Dior connaît différents propriétaires et, en 1985, Bernard Arnault devient Président Directeur Général de la Société Christian Dior.

En 1989, Gianfranco Ferré succède à Marc Bohan. Il devient responsable des collections Haute Couture, Haute Fourrure, Prêt-à-Porter Femme, Prêt-à-Porter Fourrure et Accessoires féminins.


Le trio de choc de la maison Christian Dior : 1997- 2005

Avec John Galliano, que Bernard Arnault nomme créateur de Dior en 1997 puis Directeur Artistique de l'ensemble des lignes féminines de Christian Dior (la Haute Couture, le prêt-à-porter, la maroquinerie, les chaussures, la lingerie et les maillots de bain, la publicité et les vitrines des boutiques Dior) en 1999, un vent nouveau souffle sur la maison Dior. Rajeunie et beaucoup plus sexy, elle retrouve une seconde jeunesse ainsi qu'une plus grande visibilité grâce à celui que l'on surnomme "l'enfant terrible de la mode anglaise".

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La griffe continue à s'étendre avec l'arrivée en 1998 de Victoire de Castellane qui est engagée pour créer la ligne de Haute Joaillerie Christian Dior. Avec elle naissent des collections empreintes de classicisme et d'extravagance.

Enfin, Hedi Slimane, qui travailla pour Yves Saint-Laurent, devient en 2000 le Directeur Artistique de Christian Dior Monsieur. Sa recherche de la perfection et son style, à la fois classe et moderne, sont des atouts indéniables pour la maison Dior dont le succès n'est plus à démontrer.




       
    

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08.10.2007

Mode : Thierry Mugler ...

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Les jeunes années
Thierry Mugler est né en France, à Strasbourg. Élève indiscipliné mais fou d'absolu, il fugue la nuit pour regarder les étoiles, ses véritables guides et ses inspiratrices. Passionné d'art avant l'heure, il passe de longs moments à rêver dans la grande cathédrale gothique qui lui inspire plus d'un drapé magistral.

Mordu de cinéma réaliste italien, de péplums, de films d'horreur et de comédies musicales, il rejoint les ballets de l'Opéra du Rhin dès l'âge de 14 ans où il sera danseur professionnel pendant six ans. Il est enfin dans son univers : celui de la magie de la scène, de la musique, des coulisses, de la lumière et des danseurs sublimés par les costumes et les maquillages.

Il s'inscrit dans le même temps à l'école des Arts Décoratifs et porte les vêtements qu'il dessine. Les Strasbourgeois détestent ou adorent son style, mais il ne laisse personne indifférent.

Les débuts
A l'âge de 20 ans, après six ans de " Lac des cygnes " et un peu trop d'opérettes, Thierry Mugler décide de tenter sa chance à Paris, à la recherche d'une troupe plus créative. A la terrasse du fameux " Café de Flore ", son style est applaudi. Il vend ses dessins de mode. En quinze jours, un créateur est né.

Engagé par Gudule, la première boutique " branchée " de Paris, il crée les premiers maxi-manteaux et les carrures très épaulées, ainsi qu'une ligne de " cuir ", une autre de " maille ", et les " met en scène " lui-même dans les vitrines.

Deux ans plus tard, il est styliste free-lance pour différentes maisons de prêt-à-porter et travaille pendant sept ans entre Paris, Londres, Milan et Barcelone, créant jusqu'à 12 collections par saison pour la femme, l'homme et l'enfant.

Le style Mugler
En 1973, Thierry Mugler crée sa première ligne " Café de Paris ". Il lance le retour de " la parisienne en petite robe noire " inspirée des danseuses et impose le retour du tailleur noir et du trench-coat. Ses vêtements sont vendus dans la boutique Créateurs et Industriels à Paris conçue par Andrée Putman et Didier Grumbach. La presse est enthousiaste. Ses créations font la couverture de Vogue et Elle pendant trois semaines d'affilée.

En 1974, il crée sa propre griffe et fonde la Maison Thierry Mugler. Imposant un retour à l'élégance après des années d'allure déstructurée et folklorique, il crée une silhouette fortement stylisée et flatteuse. " La danse m'a appris énormément sur le langage du corps, l'importance des épaules, le port de tête, la façon de marcher et de positionner ses jambes ; ces sensations m'ont aidé à créer un style de vêtements essentiels, à la fois raffinés et fonctionnels. La mode est une mise en scène quotidienne personnelle. "

Innovant une coupe architecturée et anatomique au style impeccable, raffiné et sexy, il lance la " combinaison " unisexe.

Alors qu'il est nommé Membre de la très influente Association pour la Haute Couture Française, plusieurs études et enquêtes journalistiques déclarent : " Il invente les vêtements body conscious… Il a réinventé la séduction… Il est le créateur le plus choquant…

En montrant ses premières collections " venues de l'espace ", puis ses collections amazoniennes, ses " femmes-insectes ", ses " enfants-fleurs ", Thierry Mugler ouvre la nouvelle ère de la femme star : il est le premier à montrer la femme conquérante, victorieuse, forte et sensuelle.

En 1998 Les Editions Assouline éditent en France un livre célébrant le travail de Thierry Mugler dans la série " L'univers de la mode ".

La ligne homme
La splendeur de la " femme nouvelle " ne manque pas de se refléter dans le style net et résolument moderne de l'homme " Mugler " : coupe sobre, précise et structurée, la silhouette est épaulée, svelte, pure, comme un nouveau classique.

Costumes, chemises et accessoires composent les lignes " ville " et " sport ". Tissus raffinés et allure du produit " sur mesure " mettent en valeur le style dynamique et athlétique.

En 1985, le Ministre français de La Culture, Jack Lang, crée un " scandale " mémorable en portant à La Chambre des Députés à Paris, un costume Mugler ras du cou sans cravate !

Thierry Mugler entrepreneur
En 1974, Thierry Mugler s'associe avec Michel Douard et Didier Grumbach pour former la société Triumvirat ; elle permet d'ouvrir, en 1983, une usine à Angers, en France, dont l'architecture ultramoderne se voit saluée par un Prix d'Excellence. Les bâtiments abritent 2.300 m2 d'ateliers ; Thierry Mugler y peaufine un savoir-faire patenté et crée une nouvelle technologie futuriste à l'échelle de ses exigences.

En 1990, Thierry Mugler et la société de cosmétiques française Clarins s'associent et fondent Thierry Mugler Parfums.

L'année 1997 confirme les relations fructueuses entre les deux maisons : la société Clarins acquiert une large majorité de Thierry Mugler Couture. C'est le début d'une ascension vertigineuse dans le domaine convoité du parfum qui ne cessera pas sa course.

Thierry Mugler hommes d'affaires
En 1978, Thierry Mugler ouvre sa première boutique, au 10 Place des Victoires dans le deuxième arrondissement de Paris.

En 1984, Thierry Mugler s'installe au 130 rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le huitième arrondissement de Paris. Une deuxième boutique est ouverte au 49 avenue Montaigne dans le huitième arrondissement de Paris, qui va devenir la boutique-clé de la compagnie

En 1987, une ligne de lunettes est créée, puis un bureau et un show-room à New York (USA) au 4 West 58 ème rue : Thierry Mugler Inc.

En 1993, le siège social de la compagnie s'installe 4/6 rue aux ours dans le troisième arrondissement de Paris. Une nouvelle boutique pour Hommes s'installe au 8 place des Victoires, jouxtant la boutique Femmes. Une nouvelle ligne Mugler " street wear " internationale est lancée la même année.

En 1994, Thierry Mugler développe une ligne d'accessoires, de chaussures, de produits " cuir " et de bijoux.

Une troisième boutique s'ouvre au 45 rue du bac dans le septième arrondissement de Paris : 350 m2 présentant toutes les lignes Thierry Mugler et les accessoires. C'est la consécration. Thierry en a conçu l'architecture et l'agencement lui-même : un concept caractéristique de lumière et de lignes futuristes se mêlant dans un ciel bleu et un environnement noir.

En 1996, l'ouverture de la boutique rue Boissy d'Anglas dans le huitième arrondissement de Paris consacre définitivement la réussite de la maison.

Entre 1983 et 1986, Thierry Mugler ouvre plusieurs boutiques à l'étranger : deux à Bruxelles (Belgique) et une autre à Genève (Suisse). La griffe Thierry Mugler sera bientôt présente dans près de 50 boutiques dans le monde (dont les légendaires SAK'S et Bloomingdale's de New York) et représentera des collections de haute couture, de prêt-à-porter, de couture et " sport " pour hommes et femmes.

En 1995 et 1996, l'ouverture des boutiques Thierry Mugler s'accélère : Strasbourg et Toulouse en France, puis pour le reste du monde : Londres, Hambourg, Hong Kong, Bangkok, Istanbul, Beyrouth, Barcelone, Dubai, Moscou et Djakarta pour n'en citer que les principales.

Visionnaire
La mode fait partie intégrante de la vie de Thierry Mugler, mais toujours dépassée, transcendée et faisant partie d'un autre monde tout aussi important pour lui, plus lumineux, plus libre.

Thierry est metteur en scène depuis toujours. " Encore et encore plus de mode ne suffit pas… j'essaie de transmettre des sensations, un sentiment… je raconte toujours des histoires. Des histoires d'hommes et de femmes : qu'elles ou ils soient espionnes ou espions, madones, héroïnes, déesses, héros, petites parisiennes ou secrétaires, je crée des vêtements que les femmes et les hommes vont porter dans ces aventures. J'imagine ces personnages et je les mets en scène ". " Pour moi, le vêtement est un langage, un service pour rendre les gens plus beaux ". Il ajoute : " J'aime les femmes qui sont rigoureuses, impeccables et passionnées ".

Thierry Mugler joue avec les recettes classiques. Il réinvente tout. Saison après saison, il présente des collections à la coupe parfaite, sur mesure, aux détails raffinés, d'une qualité suprême. Le style et la structure sont la marque de ses vêtements reconnaissables au premier coup d'œil : le corps est sublimé.

Le show-spectacle au Zénith
Pour célébrer le dixième anniversaire de sa maison de couture en 1984, Thierry Mugler organise pour sa collection Automne-Hiver un " super show " ouvert au public dont les places se louent à guichets fermés. Plus de 6.000 spectateurs assistent à cette " grand-messe " dont la production dépasse les limites de la raison… une parade liturgique et presque mystique. Thierry ose admettre avec humour : " Mes limites dépassent la mesure ! ". La presse l'encense à nouveau : " Les portes du paradis lui sont dorénavant grandes ouvertes ".

Les shows et les stars
Dès 1974, Thierry Mugler présente ses collections comme des spectacles. Ses présentations sont plus que des défilés de mode : ce sont de véritables mises en scène par lesquelles il crée tout. Ces évènements influenceront l'histoire du monde artistique et des médias. Des stars du monde de la musique, de la mode et du cinéma y participent : Sandra Bernhardt,Verushka, Carmen, Kouka, Lauren Hutton, Cindy Crawford, Naomi Campbell, les Sœurs Kessler, Cyd Charisse, Dee Lite, Diana Ross, Debbie Harry, Celia Cruz, Ivana Trump, Amanda Lear, Jess Stryker, Tracy Lord, Patty Hearst, Joey Arias, Rossy di Palma, Tippi Hedren, Julie Newmar, Michael Hutchance, Iman, David Bowie, Darryl Hannah, Jerry Hall, Sharon Stone, James Brown !… Thierry Mugler conçoit tout : la musique, la scénographie, la chorégraphie et la lumière.

Avec son talent créatif de visionnaire,Thierry Mugler met en scène des shows qui, à chaque saison, se surpassent les uns les autres. Des vampirellas et des girls de music-hall, des stars d'Hollywood, des ouvriers staliniens, des petites princesses et des déesses africaines, toutes les fleurs vénéneuses et les créatures malicieuses du monde mythologique qu'il s'est créées se croisent sur la scène du rêve.

De Moscou en 1990, à Berlin en 1994, de New York en 1979 à Vienne en 1992, les shows de Thierry Mugler attirent autant de monde que des concerts de rock : en 1978, au stade Budo Kan de Tokyo, 13.000 personnes surexcitées applaudissent leur idole. En 1992, le show APLA de Los Angeles est un véritable triomphe.

La même année, il présente sa première collection de Haute Couture à l'hôtel Ritz de Paris : c'est la parfaite démonstration de l'alchimie du talent et du savoir-faire. Le show du 16 mars 1996, organisé pour la célébration du vingtième anniversaire de la maison, au Cirque d'Hiver à Paris, est une super production digne des grands spectacles hollywoodiens et dont les médias parlent encore aujourd'hui comme une référence en la matière. En vingt ans, plus de 80 shows Thierry Mugler qui, des insectes aux chimères, méduses et autres créatures et fantasmagories, bouleversent le monde…

Beaucoup plus
En 1976, Helmut Newton, qui photographie la première campagne Thierry Mugler, semble agacé par les commentaires trop nombreux de Thierry. Il lui tend son appareil et lui conseille de photographier sa campagne lui-même ! " Pour moi " dit Thierry Mugler " une photo doit sortir de l'imaginaire, et non être la réflexion de ce qui est, elle doit être refaite jusqu'à la perfection. Je suis rarement satisfait. " En 1978, Thierry Mugler réalise ses premières campagnes publicitaires en tant que photographe, tradition qui perdure à ce jour.

Depuis 1984, Thierry Mugler crée des costumes: opéra-ballet à Paris, comédie musicale, costumes baroques et chimériques des monstres shakespeariens de Macbeth pour la Comédie Française...

Profondément attiré par le travail de l'acteur, Thierry Mugler prend pendant quatre ans (entre 1982 et 1986) des cours d'art dramatique au célèbre Cours Florent parisien. Il y travaille différents rôles, dont plusieurs de Dubillard, Molière et Ionesco. Il devient metteur en scène, réalisateur de film publicitaire (" Gauloises Aventures " un véritable tour de force qu'il tourne dans les grands ergs sahariens, dirigeant une équipe de 80 techniciens depuis une montgolfière)... En 2002, la célèbre compagnie canadienne " Le cirque du soleil " fait appel aux multiples talents de Thierry Mugler pour créer à Las Vegas (USA) un spectacle totalement nouveau, réinvention de la revue de music-hall et du cabaret : Zumanity. Thierry crée non seulement les costumes, mais également tous les personnages du spectacle et dirige la mise en scène complète d'un tableau : Extravaganza.

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En 1990, fidèle à sa bonne étoile, Thierry Mugler s'associe à Clarins et Thierry Mugler Parfums lance un nouveau défi : " Angel ", un parfum complètement à contre courant de la vague " mass market " et " gadget " de l'époque. C'est un nouveau classique de grande qualité, un hommage à la mythologie des parfums. La senteur, originale et nouvelle, ouvre définitivement un nouveau champ olfactif dans le monde du parfum : à la fois capiteux et gourmand, mélange inattendu de la tendresse enfantine et du sex appeal. La couleur du jus bleu est un évènement à lui seul. Le flacon, une utopie de cristal fini à la main, est la réalisation d'un symbole universel et éternel qui caractérise la quête d'absolu du créateur : une étoile. Encore une fois, Thierry Mugler innove et convainc ses partenaires dans ce qui semblait un risque insensé ; " Angel " est devenu, numéro 1 mondial, succès inégalé à ce jour. Une fragrance insolite qui a ouvert une nouvelle voie dans l'univers olfactif, les orientaux-gourmands.

1996
Thierry Mugler lance le premier parfum pour hommes A Men en Europe, AngelMEN aux USA, au Canada et au Moyen Orient. C'est un nouveau succès. C'est la première incarnation de la passion de Mugler pour les super héros.

En 1998
C'est le lancement du parfum Innocent, en passe lui aussi, de devenir un nouveau classique. Il décrit un ange espiègle et malicieux, vif et impertinent par sa fragrance pétillante et pleine de joie de vivre.

En 2001
Thierry Mugler réinvente l'eau de Cologne avec une autre création surprenante : MUGLER Cologne.

En 2003
B*MEN devient AngelMEN's alter ego. Les superheros du parfum sauve le monde en bande dessinée ! C'est un personnage doté de pouvoirs exceptionnels. Il se caractérise par sa puissance, sa force et sa détermination.

En 2005
Angel rencontre 3 fleurs et crée ANGEL Jardin d'Etoiles… Une création entre terre et ciel, un jardin imaginaire entre rêve et réalité.

En 2006
La Rose Angel
Flamboyante, voluptueuse, La Rose Angel est la quatrième fleur de son Jardin d’Etoiles.


c'est génial

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