16/01/2008

psycho : Ne vous jugez pas si vous voulez évoluer…

Nous sommes contraints de vivre avec nous-mêmes, avec notre personnalité, notre caractère. Si nous pouvons choisir notre logement, notre métier, nos vêtements, ce n'est pas le cas pour notre psychisme. Et souvent, il ne nous convient jamais parfaitement, voire pas du tout en certains domaines…

Dialogues intérieurs

C’est pourquoi nous avons tendance à nous juger et à mal nous juger. Dans notre dialogue intérieur, cette voix qui nous parle dit parfois : « Je suis nul, je suis incapable, je manque d’énergie, je n’arrive pas aussi bien que les autres, etc. » Il peut s’agir de ruminations ou de jugements négatifs. Or, ces dialogues entre soi et soi sont très nocifs. Car si nous avons une voix intérieure, nous possédons aussi une oreille intérieure. Nous sommes à la fois émetteurs et récepteurs, ce qui amplifie l’influence de ces pensées. Ces jugements sont donc entendus par nous-mêmes, ce qui contribue à ancrer encore plus ces croyances négatives.
Et ce qui est extrêmement toxique, c’est le jugement envers soi-même.

Quand je me dis « je suis nul », je me mets dans une prison. Je m’enferme dans une case dont il me sera difficile de sortir. C’est comme si je me collais une étiquette dont il sera ensuite difficile de me débarrasser.


Comment se juger soi-même ?

 

Il ne s’agit pas pour autant de s’obliger à se juger positivement. Car être juge de soi-même, que l’on soit très positif ou très négatif, est tout aussi enfermant. Si vous pensez : « Je suis le meilleur », vous vous enfermez tout autant, même si votre prison semble plus ensoleillée.
Le problème de l’enfermement sur un jugement, c’est qu’il empêche de changer. Il est donc un obstacle au progrès.


Soyez objectif

 

La position idéale, serait celle de la personne qui s’observe, s’examine de manière plutôt objective, ou du moins, le plus objectivement possible. Car l’acceptation est une base solide à partir de laquelle il est possible de s’élancer. Le jugement enferme quand l’acceptation libère. Si je me dis : « J’ai du mal à finir ce que je commence », alors, je vais pouvoir décider de mettre en place une stratégie pour changer, me motiver pour finir des tâches. Si j’avais pensé : « Je suis nul, je n’arrive jamais à terminer ce que je commence », cela peut sembler être la même pensée, mais le résultat est très différent. Je me juge incapable d’être autrement. Mes défauts font partie de mon être et non de mon comportement. Et l’être ne peut changer quand le comportement le peut. C’est pour cela qu’il est bon de s’envisager sans se juger avec sévérité, mais en laissant toujours à nos comportements des ouvertures pour évoluer.

Au total, il est important de s’entraîner à accepter ce que nous sommes : nos défauts pour les modifier, les dépasser, et nos qualités pour les utiliser et les stimuler, en augmenter encore la valeur.


09:08 Écrit par Isa dans Psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : psycho |  Facebook |

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