18.03.2007
Le réchauffement de la Planète

Selon ces scientifiques, le climat se réchauffe dangereusement. Si cette tendance se maintient, les phénomènes climatiques extrêmes devraient se multiplier, entraînant des conséquences dramatiques pour la nature et les populations.
Inondations, tempêtes, cyclones, canicule, sécheresse, fonte des glaciers, montée du niveau des mers... Il ne s’agit pas du scénario d’un film catastrophe, mais bel et bien de notre futur proche. Toujours selon ce rapport, les scientifiques sont certains à plus de 90 % de la responsabilité des activités humaines dans le réchauffement climatique des cinquante dernières années. De quoi culpabiliser...
Depuis dix ans, les organisations non-gouvernementales et les écologistes se réunissent régulièrement pour tenter de rassembler les pays du monde entier – pays industrialisés en tête – et leur faire adopter une politique d’efforts communs visant à réduire les activités humaines responsables des dégâts. Le but : modifier les modes de production pour préserver notre planète, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Pour prévenir toutes ces catastrophes, il faudrait changer tout un système mis en place par nos sociétés depuis des années. Économiquement, financièrement, stratégiquement…
Il s’agirait d’un bouleversement que tout le monde n’est pas prêt à assumer. Rappelons que les États-Unis, principal émetteur de gaz à effet de serre, se sont retirés du protocole de Kyoto, et que l’Inde et la Chine, pays en plein développement, sont très réticents sur ce sujet, craignant une entrave à leur croissance.
Mais tout le problème est là : comment faire changer radicalement les mentalités et les habitudes de consommation des habitants de la Terre entière ? Il en va de la survie de notre bonne vieille planète...
La dernière décennie affiche à son compteur de nombreux phénomènes climatiques qui affolent les écologistes et, de plus en plus, les citoyens. On réalise que les saisons sont de moins en moins marquées, que l’hiver est beaucoup plus doux et que la neige n’est plus systématiquement au rendez-vous... La MIES (Mission interministérielle de l’effet de serre) a par ailleurs répertorié quelques événements climatiques dramatiques survenus ces dernières années, ne serait-ce que sur le territoire français : le cyclone George passe aux Caraïbes en septembre 1998 ; en mai 99, de violents orages font trois morts et plusieurs blessés en Île-de-France ; la Somme déborde en mai 2001 ; une canicule fait rage durant l’été 2003...Autant d’exemples qui alertent l’opinion publique.
Au début du mois, les experts du GIEC (Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) se sont réunis à Paris afin d’exposer leurs travaux sur l’avenir de la planète. Les conclusions qui en ressortent sont très inquiétantes, mais ont le mérite de mettre fin à la controverse : il est désormais certain à plus de 90 % que l’homme est responsable du réchauffement de la planète.
Tout d’abord, les gouvernements ne s’impliquent pas assez, préférant se soucier de l’économie plutôt que de l’écologie, fuyant toute responsabilité. Les pays industrialisés (Europe, Amérique du Nord) sont au premier rang, mais l’Asie est sur le point de rattraper tout le monde... Ensuite, les prévisions laissent apparaître des scénarios plutôt pessimistes. Les spécialistes sont formels : il y a urgence, la planète est en danger, il faut agir !
Les dérèglements ne sont pas prêts de s’arrêter et les problèmes de température, de précipitations, le niveau de la mer ou les catastrophes naturelles vont continuer à prendre de l’ampleur.
- Il fait (et fera) de plus en plus chaud : : depuis le début du XXe siècle, la température de surface a augmenté de 0,7 °C. Depuis 1850, les dix années les plus chaudes sont postérieures à 1994. Selon les travaux des Nations Unies sur le changement climatique, les chercheurs s’accordent à dire que le réchauffement planétaire atteindra 1,8 à 4 °C supplémentaires au cours des cent prochaines années. Mais ce réchauffement se répartit inégalement : les saisons, par exemple, ne subissent pas les mêmes changements. Les hivers se réchauffent plus que les étés. En Europe, il y a moins de jours très froids et plus de jours très chauds, l’augmentation de la température est beaucoup plus visible la nuit que le jour et, surtout, elle est bien plus rapide sur les continents que sur les océans.
- Toujours plus d'eau : la quantité des précipitations s’est accrue sur les continents aux latitudes élevées de l’hémisphère Nord. Le niveau de la mer a augmenté de 15 à 20 cm au cours du XXe siècle. Ce phénomène est imputable à l’augmentation de la température moyenne du globe. Compte tenu de la fonte des glaces, la plupart des glaciers ont perdu de leur volume et contribuent (à 30 %) à la hausse du niveau de la mer. Le Groenland perd environ 150 gigatonnes de glaces par an depuis 15 ans, et la mer de glace, près du Mont-Blanc, a reculé de 9 km en 150 ans... Le niveau moyen global d’élévation actuel est d’environ 3 mm par an, et atteint 20 mm dans certaines régions du monde !
Pour l’an 2100, il est prévu une élévation de 18 à 59 cm du niveau marin, ce qui menace fortement les régions côtières de certains pays pauvres, comme le Bangladesh ou les Maldives. Mais pas besoin d’aller aussi loin : la Camargue pourrait également risquer une submersion... Deux cent millions de personnes pourraient être forcées de quitter leur habitat, englouti sous les eaux.
- Des tempêtes plus intenses : : le phénomène climatique El Niño, à l’origine de sécheresses et d’inondations dans de nombreuses parties du globe, s’est renouvelé plus fréquemment entre 1990 et 1995 qu’au cours des cent vingt dernières années. Les experts restent cependant prudents : les ouragans ne seraient pas plus nombreux, mais plus violents. Selon le dernier rapport du GIEC, ce renforcement en puissance peut être attribué au réchauffement climatique à hauteur de 50 %. Les météorologues de Météo France s’accordent à dire qu’ils sont beaucoup plus intenses depuis 1995. C’est aussi leur trajectoire qui se modifie : ils se décalent vers l’Est et l’Europe serait ainsi visée.
Ça sent le gaz...
L’effet de serre explique le réchauffement de la planète. Mais l’effet de serre, c’est quoi concrètement ?
La Terre absorbe une partie de l’énergie provenant du soleil : les rayons solaires. En se réchauffant, elle émet alors un rayonnement infrarouge qui est ensuite absorbé par certains gaz présents dans l’atmosphère : les gaz à effet de serre. Le reste est renvoyé dans l’espace. C’est cela qui permet à la planète d’avoir une température moyenne stable (15 °C). Sans l’effet de serre, elle serait de - 18 °C ! Cependant l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’air retient une partie de la chaleur rayonnante infrarouge qui devrait retourner dans l’espace, donc la planète se réchauffe plus qu’elle ne le devrait.
Les gaz à effet de serre désignent tous les gaz qui absorbent le rayonnement infrarouge : dioxyde de carbone, vapeur d’eau, méthane, protoxyde d’azote, ozone et halocarbures. Avec l’industrialisation, les activités humaines augmentent la concentration de ces gaz et provoquent un effet de serre « additionnel », principalement composé de dioxyde de carbone (en augmentation dans l’air de 31 % depuis 1750). Ce phénomène serait donc responsable du dérèglement du cycle naturel des vents et des précipitations, de l’augmentation du niveau de la mer et du changement de climat.
Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal responsable : il est à l’origine, à lui seul, de presque 60 % de l’augmentation de l’effet de serre. Jamais, depuis 650 000 ans, la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère n’a été aussi élevée. Ce dernier provient de la combustion des énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), de la déforestation par brûlis et de l’utilisation domestique de l’énergie (électricité, chauffage etc.). Mais il n’est pas le seul responsable.
Le méthane (CH4), par exemple, provient du bétail, de la culture du riz, des décharges et de la production de pétrole. En plus petite quantité dans l’air, il est cependant beaucoup plus nocif que le carbone (21 fois plus fort). Sa concentration dans l’atmosphère a augmenté de 151 % depuis 1750.
Les halocarbures (chlore, brome, fluor) représentent 14 % des gaz à effet de serre. Ils sont également issus des activités humaines : bombes aérosol, liquides réfrigérants dans les systèmes de climatisation, solvants pour l’électronique ou encore mousses plastiques isolantes pour le bâtiment.
Le protoxyde d’azote (N2O) provient des engrais azotés. Il a une durée de vie dans l’atmosphère de 150 ans et son effet de serre est 310 fois plus fort que celui du dioxyde de carbone !
Certains agents sont toutefois naturels, comme la vapeur d’eau. Partie intégrante du système climatique, elle est naturellement présente dans l’atmosphère et représente environ 60 % des émissions de gaz à effet de serre.
Les secteurs d’activité dangereux
L’homme est donc un des acteurs principaux de l’effet de serre. Ses activités émettent 6 gigatonnes de gaz à effet de serre par an, alors que la Terre ne peut en recycler que la moitié… Le reste constitue l’effet de serre « additionnel », qui s’est consolidé au fil des décennies, au fil de l’industrialisation des pays les plus riches. Le développement économique des pays industrialisés d’Amérique du Nord et d’Europe s’est construit sur l’énergie produite et consommée. Aux États-Unis, un habitant rejette jusqu’à 20 tonnes de CO2 par an. L’exploitation du charbon et du pétrole, l’industrie, les transports et l’agriculture intensive sont à l’origine d’une trop grande quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’effet de serre se superposerait à la variabilité naturelle du climat, normalement générée par l’activité solaire ou les éruptions volcaniques.
Sur la plus haute marche du podium des secteurs d’activité polluants, on trouve sans grande surprise les transports. Ils émettent 26 % du CO2 présent dans l’atmosphère, soit 149,5 millions de tonnes… Il s’agit du poste de consommation d’énergie qui croît le plus vite dans le monde, du fait des échanges de plus en plus nombreux.
La bête noire des écologistes, c’est l’avion. Il est le moyen de transport le plus nocif pour la planète : sur un aller-retour Paris-New York, chaque personne génère en moyenne l’émission d’environ 2,94 t de carbone. Certaines associations proposent aux passagers de compenser leurs émissions de CO2 selon le trajet effectué. Par exemple, selon le site www.co2solidaire.org, pour le même aller-retour, il faudrait payer 71 €, utilisés pour financer des projets de développement durable dans les pays en voie de développement. Certains experts pensent déjà que l’avenir de l’avion est très compromis et qu’il ne deviendrait économiquement accessible qu’aux stars et aux ministres.
Par ailleurs, selon la Mission interministérielle sur l’effet de serre (MIES), l’industrie manufacturière représenterait 20 % des gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère, se positionnant ainsi sur la deuxième marche du podium. Ce secteur est suivi de près par l’agriculture et la sylviculture (à 19 %), à égalité avec le tertiaire.
Au total, c’est-à-dire avec l’industrie de l’énergie (13 %) et le traitement des déchets (3 %), 25 milliards de tonnes de CO2 sont émis chaque année dans monde. Pour stabiliser sa concentration à un niveau plus décent, il faudrait réduire ces émissions de plus d’un tiers.
Mais quels seront les réels impacts et les conséquences du réchauffement climatique de notre planète ?
Selon l’expert climatique Jean-Marc Jancovici, c’est un monde bouleversé qui se profile, avec des centaines de millions de morts et de réfugiés climatiques. Les populations installées dans certaines zones sensibles, comme les deltas ou les régions côtières, seraient en danger et devraient se réfugier sur les terres voisines. Une telle situation provoquerait sans doute d’énormes crises humanitaires, d’autant plus que les premiers pays touchés seront les plus pauvres. Le taux trop élevé de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est dû majoritairement à l’activité des pays développés, mais ce sont les autres qui vont principalement en subir les conséquences. Les Maldives, par exemple, ne représentent que 0,01 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète, mais seront l’un des premiers États à disparaître de la surface du globe d’ici la fin du siècle si l’on agit pas très vite… Une véritable injustice.
Si la Terre continue donc à se réchauffer, il faudra faire face à un grave problème : permettre à ces populations de s’adapter aux changements climatiques. Pour l’instant, leur capacité d’adaptation reste très faible et leur situation très préoccupante. En Alaska, les 600 habitants de l’île de Shishmaref seront bientôt obligés de quitter leur territoire, de plus en plus fragile et de plus en plus petit. Des maisons ont déjà été déplacées, des digues construites, mais rien n’y fait : l’île est condamnée à disparaître. Le quotidien australien The Age indique ainsi que 200 à 700 millions de Terriens pourraient souffrir de pénuries alimentaires d’ici à 2080. Les pénuries d’eau pourraient également s’avérer catastrophiques : entre 1,1 et 3,2 milliards d’êtres humains seraient touchés.
Mais les humains ne sont pas les seuls concernés. Les premiers à avoir commencé leur migration sont les animaux. Ils n’ont pas attendu les rapports de spécialistes pour se rendre compte que le climat changeait. Une étude anglaise montre que les deux tiers des espèces de poissons de l’Atlantique Nord on migré un peu plus au Nord ou dans des eaux plus profondes. La morue et la lotte en font partie. Même schéma pour les oiseaux qui ne passent plus leurs hivers en Afrique et préfèrent rester dans le sud de l’Europe. Les dates de nidification sont également de plus en plus précoces.
Les insectes se déplacent également de plus en plus vers le Nord. Certains sont inoffensifs pour l’homme, mais d’autres le sont beaucoup moins, car ils véhiculent des virus pouvant mettre en danger la santé de l’homme. Le paludisme risquerait ainsi d’arriver en Europe.
Autre exemple : cet hiver, les ours ne trouvaient pas le sommeil tant la température était au-dessus de la normale. Résultat : ils perdaient tous leurs repères, ne trouvaient pas de nourriture et devenaient agressifs. Les ours polaires, menacés par la fonte des glaciers sont en grand danger d’extinction. Leur habitat et leurs terrains de chasse sont tellement affectés qu’en dix ans, cette population a diminué de 17 %.
La nature va également être considérablement modifiée. En 2100, la moitié de la France aurait un climat méditerranéen. Les chênes verts, qui ont besoin d’un grand ensoleillement, feraient ainsi leur apparition dans le centre de l’Hexagone. Le hêtre pourrait disparaître du sud du pays.
Une étude réalisée par la Commission européenne montre que le réchauffement du climat peut avoir des conséquences positives en Europe, mais la plupart sont très négatives. Dans un premier temps, l’agriculture en prendra un coup : si la température augmentait de 2 °C, les récoltes de céréales diminueraient de 20 % dans le sud du continent. De quoi annoncer des catastrophes économiques certaines… Mais, en même temps, les récoltes augmenteraient de 70 % au nord du continent ! Mauvaise nouvelle encore pour le sud de l’Europe : cette région risque de perdre beaucoup de touristes qui se déplaceraient de plus en plus vers les stations balnéaires de… la mer Baltique.
La première observation de l’effet de serre date de… 1827 ! Et ses premières analyses, de 1895. Le phénomène n’est donc pas nouveau. On ne peut pas en dire autant de la prise de conscience collective de l’éventuelle dangerosité des gaz à effet de serre pour notre environnement.
La vague verte des écologistes et les préoccupations environnementales remontent à quelques décennies seulement. La première conférence mondiale sur le climat, organisée en 1979, a décrété le lancement par les Nations Unies d’un programme mondial de recherche sur l’environnement. La deuxième, en 1989, a lancé l’idée d’une convention internationale sur les changements climatiques… Ce n’est que l’année suivante qu’un fonds pour l’environnement mondial a été créé pour aider les pays en développement à s’attaquer aux problèmes comme le réchauffement climatique.
En marge des grandes conférences internationales sur le climat, il en existe beaucoup d’autres qui portent sur des problèmes comme la pollution des océans, la désertification, l’appauvrissement de la couche d’ozone ou l’extinction de certaines espèces végétales et animales.
Les principaux accords internationaux sur le changement climatique
En 1992, la première convention contre les changements climatiques est signée à Rio de Janeiro dans le cadre du Sommet de la Terre. L’objectif, entré en vigueur en 1994, est clair : stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui ne menace pas le système climatique. Plusieurs pays développés, les pays en transition et ceux de l’Union européenne s’engagent à ramener pour l’an 2000 leurs émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990… Quelque 185 pays ont ratifié cette convention.
En 1997, le protocole de Kyoto vient renforcer les décisions prises à la conférence de Rio cinq années plus tôt, les mesures accusant déjà un retard par rapport à l’horizon 2000. Ce protocole touche virtuellement tous les secteurs de l’économie. Il est considéré comme l’accord qui va le plus loin en matière d’environnement et de développement durable. Cette fois-ci, ce sont des décisions juridiques internationales qui contraignent les pays développés signataires à réduire leurs émissions de gaz d’au moins 5 % par rapport au niveau de 1990. Le protocole de Kyoto fixe un objectif national pour chacun d’entre eux, calculé sur la base de la moyenne des émissions entre 2008 et 2012. Les six principaux gaz à effet de serre sont dans le collimateur.
En mars 2002, le protocole de Kyoto est ratifié par l’Union européenne au nom de tous ses États membres.
Le Sommet du développement durable, qui s’est déroulé à Johannesburg (Afrique du Sud) en 2002, devait voir la mise en œuvre des objectifs fixés à Rio dix ans plus tôt. Il a été l’occasion d’un bilan sur le nombre de pays qui se sont engagés à respecter les vues du protocole de Kyoto. Celui-ci a été ratifié par 90 pays qui représentaient à eux seuls 37,1 % des émissions de gaz à effet de serre enregistrées en 1990 dans les pays développés.
Le sommet de Johannesburg aura vu la Chine, le Canada et la Russie promettre de ratifier le protocole le plus rapidement possible. Une petite victoire lorsqu’on sait que la Russie représentait à l’époque 17,4 % des émissions. Son adhésion a donc permis aux pays membres de représenter 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, c'est-à-dire d’atteindre le plafond fixé par Kyoto pour que le protocole puisse entrer en vigueur juridiquement.
Les ralliements du Canada, de la Chine et de la Russie ont rendu un peu plus marginale la position des États-Unis qui n’ont pas voulu ratifier le protocole. Ils émettent pourtant 25 % des gaz à effet de serre de la planète, remportant ainsi la palme du pays le plus polluant du monde. Un document du UNFCCC (convention climat des Nations Unies) datant de 2002 affirme que les pays de l’Europe occidentale ont un taux d'émission par habitant plutôt inférieur à celui de pays comme l’Australie, le Canada ou les États-Unis.
En février 2005, le protocole de Kyoto entre en vigueur. Ratifié par au moins 55 pays représentant 55 % des émissions de CO2 des pays industriels, le protocole est devenu légalement contraignant. À partir de cette date, 30 pays industrialisés doivent atteindre les objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Le Fonds d’adaptation du protocole, établi en 2001, s’apprête à aider les pays en voie de développement à faire face aux effets négatifs des changements climatiques.
En janvier 2007, la Commission européenne a présenté un plan d’action afin de réduire les émissions de gaz d’ici 2050. Le but est d’instaurer une vraie politique énergétique : développement des biocarburants, utilisation des technologies de l’hydrogène dans les transports, capture et stockage géologique du CO2 obligatoire dans les nouvelles installations des centrales électriques. Que des bonnes nouvelles, mais seulement en apparence, car les moyens financiers, fiscaux et techniques manquent toujours.
Un mois plus tard, ce sont les plus grands experts au monde (GIEC) qui se retrouvent à Paris, pour établir un rapport alarmant. Au même moment s’ouvre à Paris une conférence pour une gouvernance écologique mondiale. Trois objectifs sont visés : faire prendre conscience de l’urgence de la situation environnementale, déterminer des actions prioritaires, et, surtout, faire avancer l’idée de créer l’ONUE (Organisation des nations unies pour l’environnement). Cette structure devrait gérer les problématiques du climat, de la sécheresse, de la biodiversité ou de l’impact des pesticides sur l’environnement. Vingt-quatre pays se sont ralliés à cette proposition, mais d’autres, comme les États-Unis, la Chine, la Russie ou la Grande-Bretagne s’y opposent… Pour le moment, ce n’est donc pas gagné.
Par ailleurs, la mise en place d’une « taxe carbone » est en projet au niveau européen. Les pays qui ne se soumettraient pas à certaines obligations environnementales se verraient contraints de payer une taxe supplémentaire. Certains proposent de taxer de droits de douane supplémentaires les importations des pays qui ne respectent pas Kyoto.
Chacun d’entre nous, par le biais de ses activités, émet quotidiennement des gaz à effet de serre. Se laver, manger, se déplacer, allumer la lumière… On fait ces choses-là tous les jours, de manière mécanique, sans penser que certains petits gestes pourraient aider à sauver notre planète. C’est une goutte d’eau dans l’océan, mais si tout le monde s’y met, les mentalités changeront plus facilement.
Que faire ?
- Éteindre la lumière en quittant une pièce.
- Ne pas utiliser le chauffage trop fort. Chaque degré supplémentaire consomme 7 % d’énergie en plus. Éviter le chauffage électrique.
- Utiliser le moins possible la climatisation.
- Ne pas laisser les appareils électriques en veille (télévision, chaîne hi-fi…) : cela peut faire économiser 10 % de la consommation électrique d’un foyer !
- Ne pas gaspiller l’eau : par exemple, prendre une douche plutôt qu’un bain, ne pas laisser couler le robinet et utiliser l’eau chaude le moins possible.
- Sécher son linge à l’air libre. Un sèche-linge consomme à peu près 500 KW/h par an.
- Diminuer sa consommation de papier, utiliser les deux côtés d’une feuille.
- Trier ses déchets.
- Acheter des produits « écolabels », qui respectent l’environnement.
- Ne pas jeter les piles, ampoules et médicaments avec les autres déchets.
- Choisir des ampoules à basse consommation ou LCB. Elles consomment cinq fois moins d’électricité et durent beaucoup plus longtemps.
- Pour des petits trajets, éviter de prendre la voiture et privilégier les transports en commun. Se déplacer plutôt en train qu’en avion.
- Compenser ses émissions de dioxyde de carbone. Il est possible de faire des dons à des associations, afin de financer des projets de lutte contre le réchauffement climatique.
- Se familiariser avec les énergies renouvelables qui ne produisent pas de gaz à effet de serre (les éoliennes, l’énergie hydraulique ou encore l’énergie solaire). Des subventions sont accordées à qui utilisent ces énergies renouvelables.
- Sensibiliser son entourage à tous ces gestes.

15:57
Écrit par Isa
dans Saviez-vous que ... |
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| Tags : meteo, rechauffement de la planete |
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Commentaires
ouais, la météo s'est de pire en pire !
Écrit par : météo | 26.01.2012
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